La poésie n'est qu'un certain étonnement, Et les moyens de cet étonnement.
La plupart des hommes, arrivés à un certain âge, craignent et haïssent la vieillesse. C'est pourquoi la plupart vieillissent mal et meurent avant le temps.
Seul celui qui est sans péché peut me dire si mes moyens justifient mes fins.
La vocation de la poésie n'est pas de nous éblouir par une idée surprenante, mais de faire qu'un instant de l'être devienne inoubliable et digne d'une insoutenable nostalgie.
Ce n'est pas tant le chant qui est sacré, c'est le lien qu'il crée entre les êtres.
La poésie est une union avec tous ou quelques uns, et c'est aussi hélas ! une solitude sans frontière.
Aboyer, solliciter au mal, tout cela est dans les moyens du diable ; mais il ne peut mordre que qui veut être mordu.
Tactic : ensemble des moyens et des ruses mis en oeuvre pour remonter le temps.
Ce qu'on nomme l'Histoire n'est qu'un roman inlassablement réécrit.
La création, comme la vie, est par définition un processus hors équilibre qui nécessite un certain degré de confinement.
Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
La peinture est une poésie muette et la poésie une peinture parlante.
La poésie est une espèce de musique : il faut l'entendre pour en juger.
La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.
Le roman est l'apprentissage de la liberté de penser.
La science décrit la nature, la poésie la peint et l'embellit.
Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails.
Il est impossible de vivre en chrétien sans un certain humour.
Je pense que quand on a atteint un certain âge et une carrière professionnelle, c'est le rêve de tout cuisinier que de transmettre son savoir.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
Tous les rouages, petits, moyens ou grands, sont déterminants.
Il est certain que la conviction se trouve infiniment renforcée dès l'instant où une autre âme accepte de la partager.
Cafés populaires, gares routières, gargotes de relais, marchés aux bestiaux. Partout où je passe, chaque brin d'alfa, chaque rose des sables chante la mélancolie d'avant. Ce chant tressé d'odeurs de thym et de benjoin.
Chemin faisant, que ce fut tendreD'ouïr à deux le chant joliQue l'eau du ciel faisait entendresur le toit de mon parapluie !J'aurais voulu, comme au déluge,Voir sans arrêt tomber la pluie,Pour la garder, sous mon refuge,Quarante jours, quarante nuits.
Il y a les peuples grands par le nombre de leurs habitants comme les Chinois, les peuples grands par les moyens techniques de leur armée comme les Américains, les peuples grands par leur culture et leur histoire comme les Français.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
La nature a des infinités mystérieuses et un pouvoir imaginatif. Elle varie toujours les productions qu'elle nous offre. L'artiste lui-même est l'un des moyens de la nature.
Que la poésie soit image, mais qu'elle ne fasse pas étalage d'images, on ne fait point une glace en juxtaposant des miroirs.
Un homme savant a compris un certain nombre de vérités. un homme cultivé a compris une certain nombre d'erreurs. Et voilà toute la différence entre l'esprit droit et l'esprit juste.