Je t'aime dans le temps. Je t'aimerai jusqu'au bout du temps. Et quand le temps sera écoulé, alors, je t'aurai aimée. Et rien de cet amour, comme rien de ce qui a été, ne pourra jamais être effacé.
Cette citation de Jean d'Ormesson exprime un amour qui transcende la simple durée de l'existence. Elle postule que l'amour ne se limite pas au présent ("Je t'aime dans le temps") mais s'étend vers l'avenir le plus lointain ("Je t'aimerai jusqu'au bout du temps"). Plus fondamentalement, elle affirme l'immuabilité et l'éternité de cet amour une fois qu'il a été vécu ("Et quand le temps sera écoulé, alors, je t'aurai aimée"). L'idée centrale est que l'amour véritable devient un fait accompli, une partie indélébile de l'histoire, qui ne peut être ni annulée ni effacée par le passage ou la finitude du temps.
Cette citation encourage à :
Bien que poétique, cette affirmation peut être vue comme :
Le message essentiel à retenir est que l'amour véritable est un acte créateur. Une fois qu'il a existé, il ne peut plus être effacé. Il confère une permanence et une dignité éternelles à l'expérience humaine. Aimer, c'est laisser une trace indélébile qui survit à la durée même de la vie et du temps.
Cette pensée se rapproche des concepts philosophiques et religieux sur l'éternité de l'âme ou de certaines œuvres qui mettent en avant l'amour comme force cosmique. Par exemple, elle résonne avec l'idée que ce qui est vrai ou beau est hors du temps, une idée chère aux Platoniciens, ou avec l'affirmation de Saint Paul selon laquelle "l'amour ne passera jamais". Elle s'inscrit dans la tradition romantique et existentielle qui cherche à donner un sens absolu à la vie humaine.
Cette célèbre phrase est extraite du roman La Douane de mer de Jean d'Ormesson.
L'auteur est Jean d'Ormesson (1925-2017), un écrivain, journaliste et philosophe français, membre de l'Académie française. Son œuvre est souvent caractérisée par une légèreté apparente masquant une réflexion profonde sur le temps, l'existence, la mémoire et le bonheur.
Jean d'Ormesson, écrivain du XXe et du début du XXIe siècle, a souvent abordé dans ses œuvres des thèmes métaphysiques comme l'écoulement du temps, la mort, et la quête de sens, souvent avec une élégance et une ironie toute française. Cette citation reflète une période où, face aux doutes et aux incertitudes modernes, les individus cherchent des valeurs absolues pour donner un poids et une permanence à leurs émotions, l'amour étant l'une des dernières grandes certitudes philosophiques.