La peinture est une poésie muette et la poésie une peinture parlante.
La différence entre littérature et journalisme, c'est que le journalisme est illisible et que la littérature n'est pas lue.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
Lorsque la nouvelle littérature régnera sans partage et que vous n'aurez plus d'histoires, vous n'aurez plus de héros.
Le poète ne doit avoir qu'un modèle, la nature ; qu'un guide, la vérité.
Il est vital pour le poète de lever des échos, et de le savoir. Nul mieux que lui ne s'accorde aux solitudes ; mais aussi, nul n'a plus besoin que sa terre soit visitée.
La peinture remonte des coups de pinceau comme un poème naît des mots. Le sens vient plus tard.
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.