En tant que monument littéraire le Coran parle de lui-même, une production unique dans la littérature arabe, qui n'a pas de précurseur ni de successeur dans son propre idiome. Les musulmans de tous âges s'accordent pour proclamer son inimitabilité pas seulement par rapport à son contenu mais aussi par rapport à son style.
La poésie c'est le chant intérieur.
Ne faut-il pas croire dans la vie pour réciter de la poésie ?
Un auteur est souvent obscur pour le lecteur parce qu'il procède de la pensée à l'expression plutôt que comme le lecteur de l'expression à la pensée.
Le roman est l'histoire des hommes, tandis que l'histoire est le roman du passé.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
Le biais de la fiction est en fin de compte plus personnel que la prétendue sincérité de l'aveu.
Certains se font de la poésie une idée si vague qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie.
La poésie est aux sentiments ce que la philosophie est aux pensées.
On ne peut trouver de poésie nulle part quand on n'en porte pas en soi.