Toute littérature est protestation.
Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Tout a été dit et fait, et aucune littérature ne peut dépasser le cynisme de la réalité. On ne soûle pas avec un verre celui qui a déjà bu une barrique.
La littérature est un acte de non-savoir mais qui doit savoir.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
L'échec légendaire de Zola au bachot a réconforté beaucoup de candidats - qui n'étaient pas Zola.
En éducation, l'exclusion en littérature est un signe précurseur de l'obscurantisme, et si ce dernier envahit l'école, la nation perd ses repères.
Les rêves sont la littérature du sommeil.
Toute oeuvre qui appartient à la littérature française a pour caractère essentiel d'être écrite en français.
L'enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
La littérature n'a rien à voir avec les souffrances des écrivains ou l'idée qu'ils se font de la littérature.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
La littérature est une drogue dure.
Tout prouve qu'une littérature durable ne peut être que l'expression, ou le reflet, de l'histoire humaine en marche.
Le doux Roland Barthes nous a appris que la grammaire elle-même est fasciste.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
Toute naissance est la renaissance d'un ancêtre.
La littérature est un fleuve.
En littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
La littérature contient toutes les composantes de la foi: le sérieux, l'intériorité, la musique, et le contact avec les contenus enfouis de l'âme.
Dieu ne recevra jamais le prix Nobel de la paix.
L'important, en littérature comme en cinéma, c'est de dire des choses graves avec légèreté.
Il n'y a que la littérature pour contourner, tout en les déplaçant, les interdits dont sont frappés nos rêves et nos désirs.
Nous sommes intoxiqués par la littérature au point de ne pouvoir vivre par nous-mêmes.
Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.
La littérature est la vie même, sous la sa forme la plus pure, la plus attirante, la plus voisine du chant, qui est sur les lèvres avant le mot.