La langue est un théâtre dont les mots sont les acteurs.
Heureusement qu'il y a des mots qu'on peut dire sans savoir écrire.
Les acteurs se fâchent avec leur metteur en scène quelquefois. Mais le temps guérit tout.
Le langage ordurier a besoin de prendre racine sur un terrain de misère épaisse, d'infamie, de haine. Ça ne s'improvise pas.
Le théâtre documentaire affirme que la réalité, quelle que soit l'obscurité dont elle se masque elle-même, peut s'expliquer dans le moindre détail.
Les mots d'une phrase ou d'un vers sont les traces, les cicatrices des sentiments de l'auteur.
Et des ombres d'oiseaux les effleuraientEn criant, ou bien s'attardaient, là où nos frontsSe penchaient l'un vers l'autre, se touchant presqueDu fait de mots que nous voulions nous dire.
Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues.
Un langage quelconque ne peut jamais avoir plus de signes que ceux qui l'instituent n'ont d'idées.
Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le [...] ► Lire la suite
J'ai lu le Journal d'Anne Frank. Et bien je suis déçu, il n'y a pas de mots croisés.
Si vous n'êtes pas préoccupé par le maintien d'une certaine image, vous pouvez emprunter des chemins qu'un autre acteur pourrait ne pas prendre.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on [...] ► Lire la suite
Ce sont les mots qui existent, ce qui n'a pas de nom n'existe pas. Le mot lumière existe, la lumière n'existe pas.
Le cinéma, c'est comme faire l'amour par correspondance, tandis qu'au théâtre on fait l'amour dans son lit.
J'essaie d'appliquer des couleurs comme des mots qui façonnent des poèmes, comme des notes qui façonnent de la musique.
Les mots sont magiques en ce sens qu'ils influent sur les cerveaux de ceux qui les utilisent.
Le langage est foncièrement lié au désir de domination sociale. Il cherche l'ascendant. Sa fonction est le dialogue et le dialogue, quoi qu'on en dise de nos jours, c'est la guerre.
Personne dans un théâtre n'a moins d'importance que l'auteur de la pièce.
L'effet du théâtre consiste en impressions, et non en enseignements.
Je veux prouver un point. Ce point est que les acteurs sont des artistes, pas nécessairement des narcissiques.
La conscience des mots amène à la conscience de soi : à se connaître, à se reconnaître.
Les mots inspirent.
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.
Le langage a parfois une capacité surprenante à occulter la vérité.
Moi au moins je ne mache pas mes mots, sauf les mots "chewing-gum" et "steack coriace".
Chacun n'a qu'un certain nombre de mots en lui.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
Le langage est le fruit de l'amour. Si en effet, l'amour donne naissance à la parole, par ailleurs, la vie assassine l'amour et engendre le silence.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
La liste est longue des acteurs dont les rôles ont été prémonitoires ou cause des choses qui leur sont arrivées. Les rôles souvent vampirisent celui qui les tient.