Falbalas, belladone, ombelle, floréal... Combien de mots encore ont des robes de bal ?
J'arrive de mon Berry, j'ai ma gueule de bûcheron, mon nez de boxeur, les cheveux longs, je fais peur aux vieilles dames à la tombée du jour, et cependant la musique des mots de Racine me bouleverse.
Je conjugue trois fois le verbe "travailler" et je ressens déjà le besoin de me reposer.
- Mais tu comprends rien du tout ce soir. - J'vois pas ce qui t'as vexé là dedans. - Ah nan ? Et bah j'vais te le dire moi, tiens lis moi la dernière phrase. Vas-y ! - Pourquoi, ça t'as pas [...] ► Lire la suite
Etre radical, c'est prendre les choses par la racine. Et la racine de l'homme, c'est l'homme lui-même.
- La racine du nom Dubois, c'est que mes ancêtres habitaient près d'un bois.- Et Ducon, il habitait où ?- Pfu...
Le langage ordurier a besoin de prendre racine sur un terrain de misère épaisse, d'infamie, de haine. Ça ne s'improvise pas.
Dans le dictionnaire de l'Académie, on ne trouve pas ce qu'on ne sait point ; mais on n'y trouve pas ce qu'on sait.
La parole est dans le commerce des pensées ce que l'argent est dans le commerce des marchandises, expression réelle des valeurs, parce qu'elle est valeur elle-même.
Ce n'est pas parce que l'on sort une grande phrase qu'on est un grand homme.