La forte littérature primitive ne fait que l'éloge du faible.
La littérature n'a pas d'autre fonction que de mettre en scène un écrivain.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
Tout le monde est faible devant la souffrance.
La disparition des supplices, c'est donc le spectacle qui s'efface ; mais c'est aussi la prise sur le corps qui se dénoue. Rush, en 1787 : « Je ne peux pas m'empêcher d'espérer que le temps n'est pas loin où [...] ► Lire la suite
Le talent d'un auteur consiste moins à faire applaudir ses pièces qu'à empêcher le public de tousser.
Si l'on veut ouvrir la littérature et l'art au plus grand nombre, il faut donner aux gens le courage de s'en approcher, alors qu'on les décourage sans cesse.
Lorsque vous n'êtes pas heureux, vous devez être fort pour changer, résister à la tentation de revenir en arrière. Le faible ne va nulle part.
L'art poétique, la mécanique romanesque obéissent à d'autres règles que celles du savoir. L'abandon, la mesure.
C'est parfois sur le plus faible que soi qu'on doit prendre appui pour aller plus loin.
La littérature est l'orchestration des platitudes.
L'homme faible se protège derrière un nom. L'homme fort se le crée.
Mon grand faible est aux portes de Paris : rien ne vaut une partie de foot entre copains et enfants le dimanche dans le parc de Sceaux.
Je pense que pour chaque artiste, il est important de toujours garder cette dose de doute jusqu'au tout dernier jour de tournage.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Un avocat sans histoire ni littérature est un mécanicien, un simple maçon ouvrier; s'il en possède quelque connaissance, il peut se dire architecte.
Ma créativité, aussi pauvre soit-elle, est pour moi un guide bien meilleur que toutes les connaissances dont ma tête a été bourrée. Dans la nuit du pouvoir, sa lueur tient les forces ennemies à distance.
La reformulation donne l'idée générale d'un auteur en utilisant ses propres mots.
Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit.
Nous avons perdu cet instinct animal que nous avions. Nous utilisons un très faible pourcentage de notre instinct.
La poésie, c'est le point où la prose décolle.
Pour agir, il faut une forte dose de défauts. Un homme sans défauts n'est bon à rien.
Tout a été dit et fait, et aucune littérature ne peut dépasser le cynisme de la réalité. On ne soûle pas avec un verre celui qui a déjà bu une barrique.
On ne naît pas fort, faible ou volontaire. On devient fort, on devient lucide.
Au rayon romanesque des amours impossibles, il n'y a pas trente-six solutions, il y en a mille.
La conscience n'est pas la lumière qui éclaire l'esprit et le monde, mais c'est la lueur ou le flash qui éclaire la brèche, l'incertitude, l'horizon.
La prose doit être un vers qui ne va pas à la ligne.
Le roman policier peut être en prise directe sur la vie, permettre à un auteur de traiter sous forme de roman de grandes affaires criminelles mettant en cause de hauts personnages, d'en montrer les implications politiques et policières.
Avouons-le de bonne foi : nous avons tous une petite dose de superstition dont nous ne pouvons nous défaire.
Une société qui survit en créant des besoins artificiels pour produire efficacement des biens de consommation inutiles ne paraît pas susceptible de répondre à long terme aux défis posés par la dégradation de notre environnement.
Je crois fermement que la lecture et la littérature peuvent aider une société à mieux se comprendre.