La littérature n'a pas d'autre fonction que de mettre en scène un écrivain.
Quand on est sur scène on ne sent ni la fatigue ni la faim.
Un romancier ne peut jamais être son lecteur.
Un écrivain est quelqu'un qui a appris à son esprit à se conduire mal.
Le devoir de tout écrivain est de nous aider à rechercher le temps que notre siècle a détruit.
La littérature est un art inégalable qui relate la vie réelle d'une communauté, ses moeurs.
La télévision est aux hommes politiques ce que la scène est aux acteurs de théâtre.
Un écrivain qui reçoit un prix littéraire est déshonoré.
Quand j'ai commencé la musique électro-acoustique, c'était un manifeste contre la musique dite classique voire le rock.
Ce qui est puissant dans une scène d'amour, c'est de ne pas voir l'acte. C'est voir la passion, le besoin, le désir, l'attention, la peur.
Nos demandes sont simples, normales et donc difficiles à satisfaire. Tout ce que nous demandons, c'est qu'un acteur sur scène vive selon les lois naturelles.
Le romancier apprend à ses lecteurs à comprendre le monde comme une question.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
Les rêves sont la littérature du sommeil.
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
Il n'y a aucune raison pour qu'un écrivain qui a peu de métier n'arrive pas à finir un livre.
Moi, je ne peux pas ne pas vivre et je vis en scène. Je suis heureux en scène et ça se voit.
La littérature est l'orchestration des platitudes.
Quand vous lisez une page et, quand tout à coup, vous fermez les yeux et prolongez cette page par quelques images qui sont en vous, le romancier a fait office d'accoucheur de votre propre imaginaire.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
Tout prouve qu'une littérature durable ne peut être que l'expression, ou le reflet, de l'histoire humaine en marche.
Le bon écrivain est celui qui a le dernier mot.
Quelqu'un m'a dit que je devrais mettre un caillou dans ma bouche pour soigner mon bégaiement. Bon, j'ai essayé, et pendant une scène j'ai avalé le caillou. C'était la fin de cela.
Le processus de maturation pour devenir écrivain s'apparente à celui d'une prostituée. On le fait d'abord par amour, puis pour quelques amis, et enfin uniquement pour l'argent.
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
Je ne suis pas un écrivain pleinement réaliste, plutôt légèrement expressionniste.
La grammaire est l'art de lever les difficultés d'une langue ; mais il ne faut pas que le levier soit plus lourd que le fardeau.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession, une même image archétypale à jamais fixée dans son cerveau, son coeur ou ses entrailles...
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
Le prix modeste du papier est la raison pour laquelle les femmes commencèrent par réussir en littérature avant de le faire dans d'autres professions.
Il ne faut jamais éclaircir le mystère. De toute façon, un écrivain ne le pourrait pas. Et même s'il cherche à l'éclaircir de manière méticuleuse, il ne fait que le renforcer