La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, par ce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux.
Le public humain est le véritable auteur du langage, comme son vrai conservateur.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
Où donc est-il, le temps charmant Où le mot m'arrivait si vite ? Le mot venait d'abord et la pensée ensuite. J'étais un poète vraiment.
Que resterait-il de l'histoire du monde, si l'on n'admettait que l'erreur fait partie de la réalité ?
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
Toutes nos langues occidentales s'accordent, en effet, à indiquer par le mot positif et ses dérivés, les deux attributs de réalité et d'utilité, dont la combinaison suffirait seule pour définir désormais le véritable esprit philosophique, qui ne peut être, au fond, que le bon sens généralisé et systématisé.
Réaliser dans l'âge d'homme les rêves de la jeunesse, c'est ainsi qu'un poète a défini le bonheur.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
Un écrivain qui reçoit un prix littéraire est déshonoré.
Le poète est semblable au prince des nuées. Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
La réalité est quelque chose qu'aucun de nous ne peut supporter, à aucun moment.
La rentrée littéraire est une maladie française qu'il ne faut surtout pas soigner.
La seule façon de faire face à un monde non libre est de devenir si absolument libre que votre existence même est un acte de rébellion.
Quand vous lisez une page et, quand tout à coup, vous fermez les yeux et prolongez cette page par quelques images qui sont en vous, le romancier a fait office d'accoucheur de votre propre imaginaire.
La certitude est une prison.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage.
La mort est peut-être la seule réalité qui a une signification quand on sort du cauchemar de la vie...
Les producteurs de télé réalité sont des dealeurs, ils fabriquent des produits qui vous rendent dépendants et s'enrichissent en vous méprisant.
Les gens qui ferment les yeux sur la réalité invitent simplement leur propre destruction.
En vérité, quel homme, à condition qu'il réfléchisse un peu, ne se dira pas, lorsqu'il approche d'une femme, qu'il met le doigt dans un engrenage de malheurs, ou tout au moins un engrenage de risques, et qu'il provoque le destin ?
La réalité c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire...
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Depuis des mois, je retarde le moment de fixer par écrit notre dernière nuit. De retourner dans la réalité physique de ce moment de grâce - je pèse mes mots - dont je ne conserve que l'élan, la densité, le mystère.
Je ne provoque pas les compliments, mais je souffre quand on ne m'en fait pas, et quand on m'en fait, je ne laisse pas la personne s'étendre.
La négation de l'histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde.
Si c'est vers une plus grande réalité que nous nous tournons, c'est à une femme de nous montrer le chemin. L'hégémonie du mâle touche à sa fin. Il a perdu contact avec la terre.
Comment oublier cette certitude d'être indispensable à tous, et cela sans orgueil !
L'amour, même en ses plus humbles commencements, est un exemple frappant du peu qu'est la réalité pour nous.