C'est à la poésie que tend l'homme ; il n'y a de poésie que du concret.
Un conservateur est un homme qui ne pense que rien ne peut-être fait dans un premier temps.
Un homme en bonne santé pense couramment, sent et se remémore un nombre incalculable de choses à la fois.
Chaque être qui a été sauvé pendant la guerre l'a été grâce à un homme qui, à l'heure d'un grand danger, lui a tendu la main.
Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle.
Un écrivain qui reçoit un prix littéraire est déshonoré.
L'air est rempli de pyramides aux droites rayonnantes qui partent de tous les points des corps lumineux.
Connaître n'est donc pas un engagement moral : savoir, comprendre, est une nécessité. La seule chose qui permet de sentir qu'on est encore un homme digne de respirer.
À travers les événements du coeur, le corps incessamment réclame.
Un mystique, c'est toujours un homme qui veut oublier quelque chose.
Bien sûr qu'il faut rêver de toutes les femmes. Il n'en est aucune qui ne serait blessée qu'un homme ne rêve de toutes à travers elle.
La laïcité, c'est la disponibilité universelle du patrimoine humain, c'est la loi qui veut que chaque homme soit maître de son bien et que son bien se trouve partout où il y a des hommes.
Par toute son éducation, par tout ce qu'il voit et entend autour de lui, l'enfant absorbe une telle somme de sottises, mélangés à des vérités essentielles, que le premier devoir de l'adolescent qui veut être un homme sain est de tout dégorger.
La pensée correspond au traitement des informations reçues du milieu par l'appareil sensori-moteur. Ce sont les corps et finalement les caractéristiques perceptibles du milieu elles-mêmes qui pensent.
Je préfère être la mère d'un grand homme plutôt que l'auteur d'un grand livre.
Tout homme est capable de faire du bien à un homme ; mais c'est ressembler aux dieux que de contribuer au bonheur d'une société entière.
Faire alliance avec un homme puissant n'est jamais sûr.
Le poème doit être comme l'étoile, qui est un monde et paraît un diamant.
Mieux vaut-il vivre comme un monstre ou mourir en homme bien ?
C'était une espèce d'imprécation parmi les Hébreux, de souhaiter à un homme que le sang d'un autre homme retombât sur lui.
La satire contre les méchants n'a rien d'odieux ; elle est, aux yeux de tout homme sage, un hommage à la vertu.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
Ne faut-il pas croire dans la vie pour réciter de la poésie ?
Il est aussi difficile à un poète de parler poésie qu'à une plante de parler horticulture.
La langue corporelle est essentielle pour une actrice, même si vous n'utilisez pas votre corps de manière athlétique. Juste pour être libre, pour l'utiliser comme votre voix. Un corps peut être petit et avoir une violence incroyable. Un corps parle.
Ne cours pas après un homme ou un autobus : il y en aura toujours un autre.
L'amitié d'un seul homme raisonnable vaut mieux que celle de tous les gens déraisonnables ensemble.
Ne vous fiez point aux habits qu'un homme porte.
Un corps verbal ne se laisse pas traduire ou transporter dans une autre langue. Il est cela même que la traduction laisse tomber. Laisser tomber le corps, telle est même l'énergie essentielle de la traduction.
La poésie est si essentiellement musicale qu'il n'y a pas de si belle pensée devant laquelle le poète ne recule si sa mélodie ne s'y trouve pas.