La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
Je change de club comme on transporte un chevalet d'un pays à un autre.
Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole.
Un homme ne comprend pas un livre profond avant d'avoir vu et vécu au moins une partie de ce qu'il contient.
Il vouait à l'exécration ce monde, ce foutu monde qui se croit libre, ce monde où, de toutes les bouches, comme une bulle, sort le mot liberté, ce monde qui s'en goberge, qui s'en pourlèche, qui s'en barbouille jusqu'aux naseaux, [...] â–º Lire la suite
J'ai étudié le cinéma à l'université donc j'avais une approche très classique du cinéma. J'ai étudié tous ces films muets, puis les films des années 1940, la Nouvelle Vague, les derniers films hollywoodiens. Maintenant, je me rends compte, en tant [...] â–º Lire la suite
On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
La Bible est un livre si diversifié que les enthousiastes et les fourbes peuvent y puiser tous les matériaux nécessaires pour appuyer leurs extravagances ou leurs projets dangereux...
Chacun de nous a son passé renfermé en lui comme les pages d'un vieux livre qu'il connaît par coeur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre.
Il n'est pas de chagrin qu'un livre ne puisse consoler, disait Montaigne et Montaigne avait toujours raison.
L'apparente immobilité d'un livre nous leurre : chaque livre est aussi la somme des malentendus dont il est l'occasion.
Celui qui lit trop ne comprend rien ; les livres l'empêchent de vivre au lieu de lui apprendre à bien vivre. Mais l'homme d'un seul livre : c'est un ignorant.
Il arrive aussi qu'un écrivain du XXIe siècle se sente, par moments, prisonnier de son temps et que la lecture des grands romanciers du XIXe siècle lui inspire une certaine nostalgie.
Un problème livré à lui-même se dessèche ou pourrit. Mais fertilisez un problème à l'aide d'une solution et vous allez en faire éclore des dizaines.
Tout livre qu'un autre que son auteur aurait pu écrire est bon à mettre au panier.
En tant que monument littéraire le Coran parle de lui-même, une production unique dans la littérature arabe, qui n'a pas de précurseur ni de successeur dans son propre idiome. Les musulmans de tous âges s'accordent pour proclamer son inimitabilité pas seulement par rapport à son contenu mais aussi par rapport à son style.
Un musicien qui joue "bien", un écrivain qui écrit "bien", un peintre qui peint "bien", sont faits pour enseigner, rarement pour être des artistes.
Il n'y a aucune raison pour qu'un écrivain qui a peu de métier n'arrive pas à finir un livre.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cent ans.
Un jour j'ai lu un poème sur une fille dont le petit ami était mort. Elle l'imaginait au ciel entouré d'anges, des anges filles bien sûr, et ça la rendait jalouse. Ellie est partie. Et moi je l'imagine là haut [...] â–º Lire la suite
Un écrivain ne choisi pas ses thèmes, ce sont les thèmes qui le choisissent.
La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières, comme la maîtresse la plus exigeante.
Le paysage est un sentiment, un poème où la mélancolie est la plus forte.
L'arbitre de football aimait tellement sa profession que chaque fois que sa femme le trompait, il lui montrait un carton jaune...
Une citation dans un discours, un article ou un livre est comme un fusil dans les mains d'un soldat. Cela parle avec autorité.
Gardez foi en vous-mêmes, et vous garderez foi en la littérature. Comme toute valeur, la littérature ne vit que de foi.
Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
Avant d'écrire sur les volatiles, fais un livre des choses insensibles qui descendent dans l'air sans le vent (autrement dit les lois de la pesanteur et de la chute des corps) et un autre de celles qui descendent avec le vent (autrement dit les lois de la résistance de l'air et de l'aérodynamique).
La peinture peut être traduite, comme la musique, comme les objets, comme tout ce qui n'appartient pas au langage. Mais traduite par équivalences, par des mots, des rythmes, des sonorités.
Le poème n'est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.