Il vaut mieux penser à la mort le matin, parce que le soir, ce serait trop triste.
Des dégourdis dans un monde d'empoté ; mus par un idéal chevaleresque en des temps qui le sont bien peu. Quand l'époque commende de vivre avec son temps, eux préfèrent vivre avec le temps : sous le cagnard ou les ondées, dans le petit matin des berges ou la brume des sommets.
Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.
Je ne sais pas ce qui m'inquiète à propos de la mort : sans doute les horaires.
La vie est un Dimanche triste et morne, mais il faut qu'on la traverse.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l'oeuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu'il guide [...] ► Lire la suite
La vie est un mystère dont la mort est la clé.
Tout ce qui est encore beau à trente ans est triste à cinquante et grotesque à soixante.
La mort ? Sans importance. La vie ? Sans importance. Ce qu'il faut c'est vaincre.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste coeur pour ecouter le tien.
Nous avons toute la vie pour nous amuser et toute la mort pour nous reposer.
On meurt depuis toujours et cependant la mort n'a rien perdu de sa fraîcheur.
La vie sans plaisir est une mort hideuse.
Des bruits couraient que le ballet La mort du cygne avait été commandité par des bookmakers du nord de l'État de New York et que l'on pariait gros sur la survie de l'oiseau.
Vous ne voyez pas ? Nous essayons tous. Nous essayons de passer à autre chose, ce qui est un progrès. Et ça semble bizarre, et triste et mauvais. Mais c'est aussi excitant.
La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie...
L'absurdité est une bien triste chose et envoyer à la retraite un professeur qui la cultive en est une fort joyeuse.
Tout ce qui est triste me paraît suspect.
La mort solitaire est la plus terrible du monde.
Malédiction et bénédiction n'ont jamais hâté la mort ni prolongé la vie de quiconque.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
Lève-toi chaque matin avec de la détermination pour te coucher le soir avec de la satisfaction.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] ► Lire la suite
Avalez un crapaud le matin et vous ne rencontrerez rien de plus dégoûtant le reste de la journée.
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.
Pourquoi s'en faire avec la mort quand la vie nous donne déjà bien assez de soucis comme ça ?
Un jour, bientôt peut-être, le passé aura disparu car il n'y aura plus personne pour le lire.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
Un départ définitif, c'est un peu comme la mort : l'absent est jugé sur ses actions et ses paroles.