Quand un homme allume du feu, la mort est chez lui avant qu'il soit éteint.
Que le Seigneur notre Dieu nous prépare pour chaque événement, puis vient la vie ou la mort - ce n'est pas une grande affaire.
L'absence d'un mort nous inonde de sa présence, et nous le rend encore plus cher.
Le trac est fondamentalement le même chez un champion et chez un débutant. La différence vient que le premier a appris à mieux le maîtriser que le second.
Nous sommes toujours enclins à voir chez les autres les sentiments que nous portons dans nos coeurs.
L'intensité de l'amour est une question de mesure à l'intérieur de chacun, et c'est bien ce qu'il y a de pathétique chez les humains que la faculté de s'accrocher à si peu... de s'accrocher à rien.
Respectez votre existence, la mort ne le fait pas.
J'avais tout bêtement du chagrin et mon orgueil s'en emparait, puisque l'orgueil s'empare chez moi de la moindre contrariété pour en faire une flèche.
"Mieux vaut tête bien faite que tête bien pleine" : Montaigne signifie par là qu'une jeune fille réussit mieux dans la vie en sortant de chez le coiffeur qu'en sortant de Normale.
Seule la mort n'a pas de remède.
Il est bien rare qu'un vivant soit à la hauteur du mort qu'il fera.
La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds aux assassins.
Quand on sort de chez soi on s'enquiert de la route, quand on entre dans une région on s'enquiert des coutumes.
Celui qui vit après la mort de son ennemi, ne fût-ce qu'un jour, a atteint le but désiré.
L'amour devient famille; le feu devient foyer.
Que l'on considère, par exemple, le Coran; ce méchant livre a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire, pendant douze cent ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d'hommes; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré [...] â–º Lire la suite
Un secret n'est qu'un feu sous la cendre ; il suffit d'un souffle pour qu'il jaillisse et aille répandre partout sa lumière dangereuse et brûlante.
Pour Staline, « un homme qui meurt, c'est un drame épouvantable. Cent mille, c'est une statistique ». Notre époque banalise la mort sous le feu de l'actualité.
Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie
Avoir foi en la perfection de l'homme, c'est très bien chez un homme d'Église, pas chez un Premier ministre.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
Vie de plaisir, et mort de saint, le diable y perd son latin.
Le ridicule est comme la mauvaise haleine : on ne le remarque toujours que chez le voisin.
La naissance et la mort sont comme des bulles sur l'eau.
Posséder un corps, c'est la vie parce que c'est ce que la mort vous enlève.
Dieu est absent des champs de bataille et les morts du début de la guerre, ces pauvres petits pioupious en pantalon rouge garance oubliés dans l'herbe, faisaient des taches aussi nombreuses mais pas plus importantes que des bouses de vache dans un pré.
Une émotion passagère ne peut se manifester que parce qu'il existe chez le sujet une potentialité durable, un non-manifesté dont elle est l'expression. La prétendue cause extérieure n'est que le facteur excitant d'une émotion qui était déjà là à l'état latent.
Il n'y a que la mort qui soit vivante dans ce singulier monde qu'on appelle la vie !
Il est compréhensible de craindre, pour soi et pour ses proches, la mort qui touche par surprise, dans le plus injuste des contextes. Mais la vérité est que chacun d'entre nous a beaucoup plus de risques d'être tué par l'industrie [...] â–º Lire la suite
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.