La poésie a ce privilège qu'on peut en boire jusqu'à l'ivresse, et ce que cette ivresse guérit de toutes les autres.
Les pays où l'on s'habille le mieux sont ceux où l'on se déshabille le plus.
Aux yeux du penseur tragique, toute logique - dès lors qu'elle ne se limite pas à la non-affirmation - est toujours et déjà d'ordre paranoïaque : il n'y a pas de « délire d'interprétation » qui tienne, puisque toute interprétation est délire.
Quand on a décidé de ne plus boire une goutte d'alcool, surprenant comme on a les idées claires. Malheureusement, on n'a presque plus la moindre idée.
Ceux qui s'indigèrent ou qui s'enivrent ne savent ni boire ni manger.
Il vaut mieux boire un schnaps, que de regarder de travers ceux qui le font.
Un verre de vin vaut un habit de velours.
Rien au monde ne fait plus d'honneur aux français que d'avoir été capables de se donner froidement, impassiblement leur Code Civil au milieu du délire de 1793.
Ô extase... extase divine... c'était splendeur et splendosité fait de chair. C'était comme un oiseau tissé en fil de paradis. Comme un nectar argenté coulant dans une cabine spatiale, et la pesanteur devenue une simple plaisanterie... Tout en slouchant, je voyais des images exquises !
Trop boire noie la mémoire.