Il y a tout d'abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d'enseigner ; la fonction de la seconde est d'émouvoir.
Le devoir du théâtre et de ses serviteurs, dignes ou indignes, sera toujours celui d'affirmer l'engagement des ressources intérieures conscientes et inconscientes de l'être humain.
La nature du roman est l'infini.
On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.
Toute connaissance vient de soi et non des autres.
Le discours traduisant une expérience est souvent plus important que l'expérience elle-même.
La littérature ne console guère. Elle donne juste la douce illusion de l'amitié ressuscitée.
Si le théâtre avait dû faire comprendre aux gens la réalité de la bêtise, Molière y serait arrivé avant nous.
Le roman en tant que tel peut apparaître comme polémique parce que son ambition la plus profonde est de dévoiler les choses et de montrer ce qui se cache derrière nos certitudes et nos représentations.
Rien de ce que j'ai écrit n'avait de message. C'était juste ma propre expérience personnelle.
La science progresse le mieux lorsque les observations nous obligent à modifier nos idées préconçues.
Deux grandes qualités, hommes d'Athènes ! caractérisent l'honnête citoyen, titre que je puis prendre sans irriter l'envie : dans l'exercice de la puissance, une fermeté inébranlable à maintenir l'honneur et la prééminence de la République ; en tout temps, pour [...] â–º Lire la suite
Toute forme de connaissance, au bout du compte, est une connaissance de soi-même.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
La science de l'homme est devenue la plus nécessaire de toutes les sciences.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] â–º Lire la suite
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
Le théâtre est une des ces ruches où l'on transforme le miel du visible pour en faire de l'invisible.
Nous devons nous garder de surestimer la science et les méthodes scientifiques lorsqu'il s'agit de problèmes humains, et nous ne devons pas supposer que les experts sont les seuls à avoir le droit de s'exprimer sur les questions touchant à l'organisation de la société.
La science restera toujours la satisfaction du plus haut désir de notre nature, la curiosité ; elle fournira à l'homme le seul moyen qu'il ait pour améliorer son sort.
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Le théâtre imagine pour le spectateur, et lui fait vivre les produits de cette imagination.
Il n'y a point encore de liberté si la puissance de juger n'est pas séparée de la puissance législative et de l'exécutrice.
C'est de la connaissance seule de la vérité que pourra naître un état social meilleur.
Une crotte révèle la présence d'un être vivant. L'étude des excréments en apprend long à son sujet. La merde, première expérience de l'Histoire.
La vie : chacun de nous en fait une expérience nouvelle, personnelle et toute expérience, dure ou douce, l'homme doit en tirer du bien.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.
Un trône n'est qu'une planche garnie de velours.
Voici la France, encore au début du siècle dernier la plus grande puissance du monde, aujourd'hui bien distanciée ; et même qui, malgré de récents progrès, éprouve quelque peine, pour se moderniser tout en gardant en équilibre, à suivre le train de pays plus agiles qu'elle
Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge. Elle approfondi la vision du monde.