La littérature est une drogue dure.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
D'un chagrin secret la sombre et dure loi m'y fait voir des malheurs qui ne sont que pour moi.
Je vais employer un mot que je n'aime pas mais au théâtre quand je monte sur scène, c'est moi le patron ! Je choisis le volume de ma voix, j'applique le rythme et me place de la manière dont j'estime [...] â–º Lire la suite
Le cinéma, c'est comme faire l'amour par correspondance, tandis qu'au théâtre on fait l'amour dans son lit.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
Un sourire ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel.
Le poème est un complot contre le réel.
Le théâtre n'est pas l'art de l'imitation ni du portrait-robot.
Les directeurs de théâtre ne connaissent plus les voix, et parfois même l'opéra en général, pour jouer leur rôle de garde-fou.
La littérature a un rapport différent avec le monde, elle exige la métaphore.
Quand une besogne est faite, on ne demande pas combien elle a duré ; mais on demande qu'elle soit bien faite.
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
Le théâtre est un grand bricolage. C'est l'éternelle remise en question du texte sur scène, du personnage, de la lumière, du décor.
Le dictionnaire définit le chagrin comme une intense souffrance mentale ou une détresse due à une peine ou une perte, une douleur aigüe, un douloureux regret.
Avoir la littérature dans la peau a son synonyme : la vie vaut plus le coup d'être lue que vécue.
Nous trouvons de tout dans notre mémoire. Elle est une espèce de pharmacie, de laboratoire de chimie, où on met au hasard la main tantôt sur une drogue calmante, tantôt sur un poison dangereux.
La loi est dure mais l'aigle ne chasse pas les mouches.
J'ai toujours voulu devenir acteur, et il me semble que cela a débuté du jour où, au jardin d'enfants, j'ai récité un poème : Le Rouge-gorge du printemps. Les gens ont applaudi. J'ai aimé le bruit que cela faisait. Je l'aime toujours.
Les merveilleuses découvertes de la chimie sont surpassées peut-être par la confiserie. Jadis toute drogue avait un goût particulier ; aujourd'hui, c'est le contraire.
Ma chère et douce mamanAussi gentille que je puisse l'espérerMa chère et douce mamanAujourd'hui comme tous les jours tu es la mère rêvéeNe sachant que faire pour te remercier, j'ai écrit ce poème qui traduit ma pensée.
La matière, c'est ce qui ne dure pas.
Tout prouve qu'une littérature durable ne peut être que l'expression, ou le reflet, de l'histoire humaine en marche.
- Écoute moi bien imbécile, je vais te confier un secret que la plupart des mecs ne savent pas, d'accord ? T'es prêt ? Les femmes aiment les mots. Tu dois lui dire ce que tu ressens. Dis le, dis le encore, [...] â–º Lire la suite
Le thé est courtois, amical même, distant aussi, il rend excessif le copinage, l'effusion, tout le théâtre de la relation sociale.
Le théâtre est le moyen le plus actif et le plus prompt d'armer invinciblement les forces de la raison humaine, et de jeter tout à coup sur un peuple une grande masse de lumière.
Le théâtre ne peut faire aucun bien et fait à coup sûr beaucoup de mal.
La domination masculine, qui constitue les femmes en objets symboliques, dont l'être (esse) est un être-perçu (percipi), a pour effet de les placer dans un état permanent d'insécurité corporelle ou, mieux, de dépendance symbolique : elles existent d'abord par et pour le regard des autres, c'est-à-dire en tant qu'objets accueillants, attrayants, disponibles.
L'art conjugal, c'est de trouver la distance et l'aération qui permettent de faire vie qui dure entre époux, c'est surtout de découvrir le moyen de rétablir la paix et l'affection après les querelles et les satiétés réciproques.
Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine.
Songez bien que la littérature n'a pas été créée pour servir la vie, ni même la traduire, mais pour lui échapper.