La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
Le vol est un travail comme un autre, et souvent plus difficile qu'un autre, sans même parler des risques.
La vie doit être une éducation incessante ; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu'à mourir.
Pensez deux fois avant de parler et vous parlerez deux fois mieux.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Il n'est rien de si commun que de parler d'amour ; il n'est rien de si rare que d'en bien parler.
Le véritable art est de savoir ce qu'il faut laisser de côté, pas ce qu'il faut mettre.
Une parole de celle que nous aimons ne se conserve pas longtemps dans sa pureté ; elle se gâte, se pourrit.
Il y a tout d'abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d'enseigner ; la fonction de la seconde est d'émouvoir.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
Il est vrai que le fait divers est littérature, même si cette littérature est réputée mauvaise.
En amitié, toutes pensées, tous désirs, toutes attentes naissent sans parole et se partagent souvent dans une joie muette.
L'amitié doit souvent parler pour se faire comprendre ; en amour, on ne doit rien dire qui n'ait été compris d'avance.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
Souvent la parole coupe davantage que le sabre.
Si nous revenions quelques siècles en arrière, tout ce que nous considérons comme acquis aujourd'hui passerait pour de la magie : parler sur de longues distances, transmettre des images, voler, consulter d'énormes quantités de données...
Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir au gouvernement d'un Etat.
La connaissance poétique est celle où l'homme éclabousse l'objet de toutes ses richesses mobilisées.
Les Français ne parlent presque jamais de leurs femmes ; c'est qu'ils ont peur d'en parler devant des gens qui les connaissent mieux qu'eux.
Si un sage subit volontiers des malheurs sans rien dire, un homme ordinaire doit parler de ses souffrances afin de pouvoir se faire passer pour un sage.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle.
Les gens du monde ont une espèce d'érudition, c'est-à-dire, qu'ils savent assez de toutes choses pour en parler de travers.
Il est mal de violer sa parole sans raison ; mais on trouve toujours une raison.
Le dessin d'humour est un art très difficile, proche de l'aphorisme.
Mon contrat expire dans 6 mois mais je suis concentré sur le terrain. Je laisse les gens parler de moi... alors certainement la situation contractuelle sera discutée car le temps passe - mais ce n'est pas la priorité en ce moment.
En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ?
Les laides, on ne saurait en parler ; c'est assez qu'il y en ait.
Il est très difficile de parler de comédien en général. Chaque comédien est un peu un accident.