Sur la littérature universelle plane un nuage d'alcool.
C'est du whisky, misérable créature !... De l'alcool !... Cet alcool qui ravale la bête au rang de l'homme !...
Quel que soit son prix, le vin vaut certainement plus que sa valeur d'achat car c'est la joie qu'il apporte dans toute la maison, la joie d'un rayon de soleil.
La littérature reste une des meilleures garanties pour espérer une sorte de progrès dans nos sociétés hypertechniques.
A bien prendre les choses, le dictionnaire est le livre par excellence : tous les autres livres sont dedans, il ne s'agit plus que de les en tirer.
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
La vie. Une fine poussière sur l'âme.
Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l'ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l'attention des misères d'aujourd'hui.
Le nuage érotique devient parfois orage et retombe vers la terre sous forme de pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'atmosphère. La pluie se redresse aussitôt sous forme de plante immobile.
La jeunesse est une ivresse sans vin et la vieillesse un vin sans ivresse.
Il n'est pas en matière de littérature une seule opinion qu'on ne combatte aisément par l'opinion contraire.
La poussière n'est pas encore le néant : elle doit être dispersée.
Si le vin manque, il manque tout.
Celui qui désire une vie de bonheur avec une belle femme ressemble à celui qui veut jouir du goût du vin en ayant la bouche toujours pleine.
Les sabliers ne servent pas seulement à nous rappeler la fuite du temps, ils évoquent également la poussière que nous deviendrons un jour.
La littérature est un fleuve.
La sagesse n'est qu'un gros nuage sur l'horizon.
La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Mon père avait l'habitude d'ouvrir la deuxième bouteille de vin dans les toilettes au cas où maman entendrait le bouchon sortir
Impossible est un mot que l'on ne trouve que dans le dictionnaire des imbéciles.
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
Le mariage est comme le dictionnaire : un mot en amène toujours un autre.
Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.
Greffez des plants de rosiers sur des plants de vigne, ça fera du vin rosé naturel.
Un seul nuage suffit à éclipser tout le soleil.
L'école des petits garçons. Tous des planches avec écriture arabe. Le mot table de la loi, et toutes les indications antiques sur la manière d'écrire montrent que c'étaient des tables de bois. Les encriers et les pantoufles devant la porte.
Erudition. Poussière tombant d'un livre dans un crâne vide.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
Un recueil de pensées ressemble à ces lignes militaires trop étendues que l'ennemi peut percer en mille endroits.
L'avare est un cheval chargé de vin et qui boit de l'eau en chemin.
Il avait cet air las et épuisé des navires qui s'en reviennent du bout du monde, et non sans cause, car dans son court voyage il avait été très loin, jusqu'à entrevoir même les côtes de l'Au-delà, de ce grand [...] â–º Lire la suite