Le théâtre, c'est la générosité, le cinéma, c'est l'avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d'expression du comédien.
La citoyenneté, on le sait, ne définit pas une participation culturelle, linguistique ou historique en général. Elle ne recouvre pas toutes ces appartenances. Mais ce n'est pourtant pas un prédicat superficiel ou superstructurel flottant à la surface de l'expérience. Surtout quand cette citoyenneté est de part en part précaire, récente, menacée, plus artificielle que jamais.
Terre. Nom de notre planète, mais aussi de la surface de celle-ci, considérée comme étant susceptible d'être sujette à la propriété.
Les oeuvres des enfants ont leur place à côté des chefs-d'oeuvre des grands maîtres.
Je voudrais un Royaume-Uni pleinement engagé en Europe, mais je ne peux pas décider à la place des Britanniques.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Il y a de la place au soleil pour tout le monde, surtout quand tout le monde veut rester à l'ombre.
L'art du metteur en scène est l'art d'accommoder des contingences. Ce n'est pas une profession, c'est un état.
Le théâtre a toujours partie liée avec le politique : il est ce lieu où la communauté s'interroge sur la nature, la force ou la faiblesse des liens qui la constituent.
Les romans ne renferment pas la vie, ils n'en racontent que la surface ridée, comme celle d'un lac.
Un jour, je suis allée écouter Édith Piaf. Elle chantait sur les boulevards, au Théâtre de l'ABC. Je me souviens d'être restée collée à mon siège. Sa voix m'avait fait pleurer et les yeux et le coeur.
Le théâtre peut beaucoup là où du moins il y a suffisamment de vie.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Celui qui laboure le champ le mange.
Toute action dans le théâtre doit avoir une justification intérieure, être logique, cohérente et réelle.
L'amour est aussi un espace vide que les gestes remplissent.
Notre vie est tout autant sans fin que notre champ de vision est sans limite.
Dire l'absence, c'est d'emblée poser que la place du sujet et la place de l'autre ne peuvent permuter ; c'est dire : « je suis moins aimé que je n'aime ».
Le respect a été inventé pour couvrir la place vide où l'amour devrait être.
George Orwell a déjà écrit qu'une fausse croyance tôt ou tard entre en collision avec la réalité physique, habituellement sur un champ de bataille.
Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal.
Quand vous êtes dans la surface et que vous ne savez pas quoi faire, mettez le ballon dans les filets. On parlera des autres possibilités après.
Le champ de bataille ne fait que révéler à l'homme sa folie et son désespoir, et la victoire n'est jamais que l'illusion des philosophes et des sots.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
Voulez-vous savoir comment il faut donner ? Mettez-vous à la place de celui qui reçoit.
L'état n'a pas de place dans les chambres à coucher de la nation.
La faculté de se mettre dans la peau des autres et de réfléchir à la manière dont on agirait à leur place est très utile si on veut apprendre à aimer quelqu'un.
Quand l'homme n'aura plus de place pour la nature, peut-être la nature n'aura t-elle plus de place pour l'homme.
Le théâtre ne résout rien.
Deux anciennes maisons réputées d'égale dignité dans la belle Verone, où se place notre scène, pour d'anciennes querelles de nouveau se mutilent. Le sang civil vient souiller le poing des citoyens. Or dans le sein fatal de ces deux ennemis, [...] ► Lire la suite
Un niais est aussi nécessaire au mélodrame qu'un tyran est indispensable.