Le théâtre à Paris, ça n'est plus qu'un musée.
L'art du clown va bien au-delà de ce qu'on pense. Il n'est ni tragique, ni comique ; il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
Toute action dans le théâtre doit avoir une justification intérieure, être logique, cohérente et réelle.
On dit de moi que je suis théâtrale mais je clame haut et fort que je suis le théâtre, et que le théâtre c'est moi. Je suis un spectacle sans interruption.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
Le théâtre est essentiel à ce qui nous rend humains.
Je ne ferais exister ce moment qu'en fonction des gens qui sont dans cette pièce, et la vie n'est rien d'autre que ça, une longue sucession de pièces et tous ceux et celles qui sont avec nous dans cette pièce contribuent à notre histoire.
Sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le théâtre n'est pas possible.
Ce que Paris conseille, l'Europe le médite ; ce que Paris commence, l'Europe le continue.
Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut.
La vie de couple, c'est devenu de la gestion d'entreprise ; on veut qu'il y ait de l'amour dedans et je me demande si ce n'est pas une pièce qui vient d'un autre puzzle.
Faire la cour avant le mariage est un charmant prologue pour une pièce bien ennuyeuse.
J'aime aller d'une pièce éclairée à une autre, tel est mon cerveau à moi.
Un musée ne peut être un lieu où on se contente de montrer.
Vous ne pouvez avoir de l'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. Tandis que l'amour semble au contraire se nourrir du malheur de n'être pas partagé. L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
Le théâtre, c'est le souffleur. D'abord, il n'y a que lui qui sait toute la pièce !
Je vois tout comme une scène, et j'écoute tout comme si on était dans une pièce de théâtre.
Ça, c'est le coup de théâtre démocratique : l'égalité est au départ, et non à la fin. C'est ce qui fait la différence entre la démocratie et l'égalitarisme : la démocratie suppose l'égalité au départ, l'égalitarisme la suppose à la fin.
Peut-être Paris ne vaut-il que par ses provinciaux ?
Jouer au théâtre est une façon de rester anonyme et de me concentrer sur le travail, uniquement.
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
Le théâtre a charge de représenter les mouvements de l'âme, de l'esprit, du monde, de l'histoire.
À Paris et dans le monde, les terroristes qui disent que Charlie Hebdo est mort ont tort. La liberté d'expression est indestructible.
La tragédie a le grand défaut moral de donner trop d'importance à la vie et à la mort.
Retenez bien ceci : Livre = connaissance = pouvoir = énergie = matière = masse. Une bonne bibliothèque n'est donc qu'un trou noir cultivé.
C'est toujours les Français les plus lourds. Tout le monde le dit, ici. Tous les gens qui bossent en bar, restau ou musée disent la même chose - les mecs français, c'est les pires. Tu les reconnais à cinq cents [...] ► Lire la suite
La grande vadrouille a anobli la comédie française.
La tragédie échauffe l'âme, élève le coeur, peut et doit créer des héros.
Mais quand une civilisation s'écroule, est-ce une réserve de billets de banque que leurs successeurs trouvent parmi les ruines, ou est-ce une statue, un poème, une pièce de théâtre ?
C'est à Paris que la providence est plus grande qu'ailleurs.