Jean d'Ormesson réussit ce qui est le plus difficile et le plus exigeant en littérature : être à la fois simple et profond.
Tant de conducteurs de peuples ont été, sont et seront des fanatiques, des frénétiques. La révolution chinoise s'est déroulée sous l'égide d'un homme doué d'une intuition et d'une puissance d'assimilation peu communes, méditant sans arrêt, lecteur infatigable, écrivain clair, poète sensible, élégant calligraphe, animé dans ses propos par le sens de l'équilibre et de l'humain.
Quel auteur peut se vanter d'avoir assez d'imagination pour décrire des créatures galactiques plus effrayantes, plus dangereuses et plus imprévisibles que l'homme de tous les jours ?
Le journaliste a une audience ciblée, il sait à qui il parle. La fiction s'adresse à tout le monde, sans but précis.
Un bon écrivain ne fait pas forcément un bon critique. Pas plus qu'un bon ivrogne ne fait un bon barman.
La poésie est comme la source. Pour y boire, il faut s'agenouiller et se pencher.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
Le mariage est la traduction en prose du poème de l'amour.
Ma poésie est vive comme le feu,elle glisse entre mes doigts comme un rosaire.Je ne prie pas, car je suis un poète de la disgrâcequi tait parfois le travail d'une naissance d'entre les heures,je suis le poète qui crie et [...] ► Lire la suite
La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.