Je ne fais pas de distinction entre la poésie et la peinture.
La poésie doit être faite par tous. Non par un.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir.
- Je peux être franche avec toi ? - Ah mais je t'en prie. - Avant que j'arrive ici j'avais entendu dire que tu étais un gros connard macho ! - Ah je ne m'attendais pas à autant de franchise ! - Oh [...] â–º Lire la suite
La splendeur du monde s'est enrichie d'une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse.
Il semble qu'il entre dans les plaisirs des princes un peu de celui d'incommoder les autres.
L'homme, à son insu, compose sa vie d'après les lois de la beauté jusque dans les instants du plus profond désespoir.
La chance que j'ai eue, c'est que je suis entré en prime et je n'en suis jamais sorti. C'est que du bonheur.
C'est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C'est le mois du don. C'est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l'Enfer.
La seule différence entre un fou et moi, c'est que moi, je ne suis pas fou.
La beauté est une expression de l'amour, de la paix et de la compassion qui se répand dans toutes nos actions.
Notre séparation les uns des autres est une illusion d'optique.
Ayant médité la douceur et la compassion, j'ai oublié la différence entre moi et les autres.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
Ainsi, jusque dans notre propre individu, l'individualité nous échappe. Nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes.
Des ivrognes commencent des chants qu'ils ne peuvent poursuivre et s'éteignent au milieu des quolibets. Puis les porteurs ragaillardis par les verres d'anisette se glissent de nouveau sous les pièces montées, et titubant sous le faix, semblent communiquer un peu de leur ébriété aux Vierges vacillantes et aux Christs douloureux.
Plus la poésie est vraie, plus elle est fausse ; et les amoureux sont fort adonnés à la poésie ; et ce qu'ils jurent en poésie, en tant qu'amoureux, c'est, on peut bien le dire, fausseté pure.
La photographie, c'est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu'elle ne doit pas faire. Que la peinture prenne donc ses responsabilités.
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.
Une querelle entre parents fume et ne flambe pas.
Le goût de la vérité pure, le sentiment du beau séparé de tout autre besoin, sont des plantes délicates autant que nobles ; il leur faut un ciel pur, un soleil brillant, une atmosphère douce. Elles courbent la tête et se flétrissent au milieu des orages.
L'histoire n'est rien d'autre que le lien aléatoire, complémentaire, concurrent et antagoniste, entre désordre et procès de complexification.
La différence entre le style et la mode est la qualité.
Ce que vous appelez passion n'est pas une force spirituelle, mais une friction entre l'âme et le monde extérieur.
La beauté provoque le larron plus que l'or.
- Ça n'aurait jamais pu marcher entre nous, Jack ! - Vous aimeriez vous en convaincre.
- Ils me demandent de faire des gants à trois doigts pour les petits lépreux de Djakarta. C'est tout la Croix-Rouge ça ! Vous croyez pas que j'aurais plus vite fait de faire des moufles ? - Entre nous Thérèse, une bonne paire de chaussettes et hop ! Ohhh ! On dit de ces bêtises parfois...
Notre opinion, c'est la moyenne entre ce que nous disons à l'auteur et ce que nous disons à ses amis.
Il y a une différence entre vivre et exister.
Glissons entre le ciel et l'onde,Glissons sous la lune profonde ;Toute mon âme, loin du monde,S'est réfugiée en tes yeux,