La poésie ce n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie.
La littérature est le chant du coeur du peuple et le peuple est l'âme de la littérature.
Vue de face ou de profil, aucune vague n'est exactement identique à une autre. Elles viennent au monde, elles prennent plus ou moins d'ampleur, selon leur destin, et c'est cette dimension que les gens, s'ils étaient des vagues, appelleraient "réussite sociale".
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
Si nos armées n'étaient faites que de chevaliers qui combattent par choix et par liberté, quelle plus grande beauté humaine pourrait-il y avoir que la guerre ?
La femme est le roman de l'homme.
Arc-en-ciel vers la nuit, pluie ou vent pour minuit.
Toute la métaphysique n'est qu'une partie de la littérature fantastique.
La beauté maternelle est trop sainte et trop pure Pour qu'on puisse la peindre en des mots profanés.
Celui qui urine contre le vent se retrouve toujours avec les pieds humides.
Il y a une morsure douloureuse : le chagrin de ne pas partager avec un être aimé la beauté des moments vécus.
Excepté pour la passion du héros, un roman doit être un miroir.
Pour le pire type d'homme, la beauté est la qualité qui, avec l'argent, est la plus attirante.
Rimbaud a émasculé la poésie pour un siècle. Voilà la force des génies : ils rendent les autres impossibles.
Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n'appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l'anonyme.
Le bonheur est quelque chose de si vague que nous sommes réduits à le rêver.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Il n'est de souvenir douloureux que des morts. Or ceux-ci se détruisent vite, et il ne reste plus autour de leurs tombes mêmes que la beauté de la nature, le silence, la pureté de l'air.
Toute littérature est délation.
Chaque homme, même le plus laid, nourrit en soi une amorce et un secret par lequel il se relie directement à la beauté même.
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ?
Le cancer dont l'homme, ce grand scientifique, cherche en vain à percer les secrets alors que, Dieu merci, il a triomphalement percé ceux de la machine à sécher le linge et ceux de l'action du vent sur les cerfs-volants.
Le poète est celui qui tout au long de son existence conserve le don de s'émerveiller.
Priez Dieu de graisser votre girouette afin qu'elle s'oriente bien au vrai vent de l'Esprit, et ne reste pas calée par la rouille des vaines habitudes.
Le vent tout seul ne fait pas de bruit, c'est quand il souffle dans les branches qu'on l'entend., autant dire que c'est la branche qui fait le vent, il lui doit tout...
Pendant que tu recherches les fautes de ton prochain, comment te réjouiras-tu de la beauté du monde invisible ?
Il se trouve dans les trois quarts des hommes, comme un poète qui meurt jeune, tandis que l'homme survit.
Il ne t'est point permis d'épouser d'autres femmes, ni de changer d'épouses, même si leur beauté te ravit, excepté tes esclaves.
Aucune origine n'est belle. La beauté véritable est au terme des choses.
La beauté s'use promptement par la possession ; au bout de six semaines, elle n'est plus rien pour le possesseur.
La mort pour le poète est la victoire.