L'alchimie est à mi-chemin entre la poésie et les mathématiques, entre le monde du symbole et celui du nombre.
La peinture ou la poésie sont faites comme on fait l'amour - une étreinte totale, la prudence au vent, rien n'est retenu.
La vocation du théâtre est, à mes yeux, la plus basse des misères de ce monde abject et la sodomie passive est, je crois, un peu moins infâme.
La plume du poète dessine le contour des choses, et donne à ce qui n'est qu'un rien un nom.
L'amour infini ne demande qu'à aimer sans rien demander en retour.
Dans le réel, la plénitude se refusera toujours, mais le chemin de la nostalgie et de la liberté est infini et ne sera jamais mesuré par notre pas.
Pour survivre, certains apprennent les mathématiques et font comme les égoïstes : ils comptent ce qu'ils donnent pour ne pas trop donner et s'en garder suffisamment.
Quand la télévision daigne diffuser une pièce de théâtre de qualité, elle le fait tard, à l'heure du porno.
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer.
Ce que la poésie fait de plus sublime, c'est de donner aux choses insensées sens et passions.
Je ne connais pas vraiment Hollywood, mais vivre à L.A. était très motivant et inspirant. Les lumières, les figurants, leurs visages américains, l'énergie, le Théâtre Orpheum. C'était très inspirant.
Rater sa vie, c'est accéder à la poésie - sans le support du talent.
Toutes les autres choses ont une part de tout, mais l'Esprit est infini et gouverné par lui-même, et n'est mélangé à rien mais est tout seul par lui-même.
Les larmes de tous les peuples sont de vraies larmes ; les rêves de tous les sages renferment une part de vérité. Tout n'est ici-bas que symbole et que songe.
Une théorie fondée sur un nombre infini d'axiomes contient toujours sa propre contradiction.
Faire du théâtre exige une double aptitude : à la révolte et à l'admiration.
La vocation de la poésie n'est pas de nous éblouir par une idée surprenante, mais de faire qu'un instant de l'être devienne inoubliable et digne d'une insoutenable nostalgie.
Dans une éternité et un infini qui sont fermés à jamais aux êtres dans le temps, Dieu est le nom le plus commode pour le néant et pour le tout.
Les lois du succès au théâtre tiennent en deux articles. Article premier : elles n'ont pas changé depuis deux mille ans. Article deux : personne ne les connaît.
La distorsion de la forme sur le fond, voilà la vraie poésie !
Chacun ses manques, moi c'est le théâtre plus qu'autre chose !
Les yeux braqués sur l'Avenir, le poète espère un hier présent et un présent pas trop imparfait.
La démocratie est toujours en chantier, et le théâtre est là pour rappeler sans cesse au citoyen qu'il a du pain sur la planche.
Le grand symbole de l'architecture, Babel, est une ruche.
Huysmans tasse des idées dans un seul mot et commande à un infini de sensations de tenir dans la pelure étriquée d'une langue despotiquement pliée aux dernières exigences de la plus irréductible concision.
Dieu a utilisé de belles mathématiques pour créer le monde.
Le théâtre est le lieu où apparaissent violence et cruauté. Leur représentation doit servir à ce que l'horreur ne se reproduise pas.
Nous avons porté le film de la fête foraine à la salle de théâtre, nous le porterons de la salle de théâtre à la salle à manger.
Les vestiaires de théâtre vous volent vos vêtements quand vous arrivez et vous les revendent quand vous partez.
La poésie ne peut se permettre l'humour.
Le théatre est un problème social comme toutes les questions artistiques.