Le roman est l'art de créer un homme, la biographie l'art de le ressusciter.
Une femme peut être sublime en refusant de donner la vérole à celui qu'elle aime.
Le désir de posséder peut, s'il n'est assouvi, posséder l'esprit tout entier. Comme il est difficile d'analyser ces liens qui se cachent sous la peau même de nos actions : l'amour n'est rien de plus qu'une sorte de langage de la peau, et le sexe pure terminologie.
Une femme ne trouve jamais très intelligent l'homme qui l'aime.
La femme d'esprit est un diable en intrigue.
Le corps de la femme sait rêver. En quoi nous, hommes, sommes inférieurs.
Les maîtresses s'en vont au hasard des amours, Une femme s'en vient au détour d'une vie.
La femme n'était-elle pas la honte et la perdition, une créature de dégoût, de péché et de terreur, devant laquelle tremblent les saints ?
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
Ma femme me dit toujours que je suis un acteur exécrable, car dans mon répertoire je n'ai pas le « visage de poker ». On devine tout de suite ce que je pense ou ce que je ressens. Ma voix également me trahit : lorsque j'essaye de mentir au téléphone, elle me traite d'incapable.