On meurt en détail.
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
On dirait que c'est de cette inhumanité même que nous avons besoin, qu'elle nous rassure ou qu'elle nous fascine, qu'elle est notre élément ou encore que nous voulons à tout prix retarder ce moment dont nous savons bien pourtant ou dont nous pressentons qu'il arrivera, où tout deviendra plus grave et peut-être douloureux.
En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu'on ne lui doive pas de l'indulgence.
Je crois qu'on meurt quand on n'a plus envie de vivre. Quelles que soient les circonstances de la mort. Beaucoup de ceux que j'ai connus et qui sont partis n'avaient plus envie de vivre.
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
La perfection dans le détail conduit à la perfection même de la vie.
L'homme qui meurt doit mettre son ultime effort à se délester afin de s'élever plus vite et plus haut.
Il faut donc commencer par faire de la femme un être non travaillant, mais purement esthétique. C'est là le plus sûr élément de progrès.
Quand on meurt pour le prince, on est mis dans l'histoire.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
Qui naît loup ne meurt pas agneau.
Il est si doux de vivre ! On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps !...
Un bon pêcheur meurt debout dans sa barque.
La jalousie naît toujours avec l'amour, mais ne meurt pas toujours avec lui.
Très vite, on culpabilise, et ça n'arrange rien. Il y a les handicapés, les cancéreux, les sidéens, tous ceux qui viennent de perdre quelqu'un. De quel droit peut-on se sentir mal, être si mal ? Et puis c'est beaucoup plus stupide encore, mais on se sent vexé. On ne meurt pas.
Votre devoir n'est pas de mourir comme un con pour votre pays, mais de faire ce qu'il faut pour que le con d'en face meurt pour son pays.
Celui qui a des enfants vit comme un chien et meurt comme un homme ; celui qui n'en a pas vit comme un homme et meurt comme un chien.
À ne vouloir point omettre le bien dans le compte des maux que nous avons à souffrir, nous trouverions que nous ne sommes point si malheureux qu'on se dit.
Le coeur meurt d'une morte lente perdant chaque espérance comme une feuille jusqu'au jour où il ne reste plus rien...
Le crime est le magasin de détail du magasin de gros que nous appelons loi pénale.
La jeunesse constitue un extraordinaire élément d'optimisme car elle sent d'instinct que l'adversité n'est que temporaire et qu'une période continue de malchance est tout aussi improbable que le sentier tout droit et étroit de la vertu.
Fuis l'étude dont l'opération meurt avec son opérateur.
- Où cela nous mène ? Est-ce que les livres peuvent nous aider ?- Seulement si le troisième élément nécessaire nous est donné. Un, comme j'ai dit, la qualité de l'information. Deux : le loisir de l'assimiler. Et trois : [...] â–º Lire la suite
An : un élément du fardeau du vieillard.
Qui vit d'illusions meurt de désillusion.
La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais.
Qui vit d'espoir meurt de désir.
On passe sa vie à se déniaiser et on meurt quand même comme des vieux cons.
Le paysan meurt de faim et son maître de gourmandise.
Je fais des dons à toutes les religions. Je détesterais gâcher mon au-delà pour un détail technique.