L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
La postérité, de plus en plus, me paraît ressembler à un voyageur pressé qui fait sa malle, et qui ne peut y faire entrer qu'un petit nombre de volumes choisis.
Le voyageur doit frapper à toutes les portes avant de parvenir à la sienne.
Tout lecteur est soit un voyageur qui fait une pause ou quelqu'un qui rentre chez lui.
Tout Anglais à l'étranger, jusqu'à preuve du contraire, aime à se considérer comme un voyageur et non comme un touriste.
Le bon voyageur n'a pas d'itinéraire et n'a pas l'intention d'arriver.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
Le paysan prie qu'il pleuve, le voyageur qu'il fasse beau, et les dieux hésitent.
Caméra - Merveilleux instrument de tourisme auquel le voyageur fait voir le pays avant de le voir lui-même.
On ne chérit jamais autant sa chance que lorsqu'on écoute le récit des malheurs d'autrui.