Je haïs les livres ; ils n'apprennent qu'à parler de ce qu'on ne sait pas.
Je m'interdis de manger quoique ce soit qui marche, court, saute, sautille ou rampe. Dieu sait que parfois j'ai rampé et je suis heureux qu'on ne m'ait jamais mangé.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va.
Peut-être que ça m'intéresserait de lire des choses sur certains films, mais des années plus tard, sinon... En vérité, je ne lis pas beaucoup de choses sur le cinéma, je préfère aller au cinéma.
Le juge n'a qu'une manière de tomber au dessous de son criminel, c'est devenir prévaricateur, et tout écrivain est certainement un juge.
Debré est nul. Il voulait donner son corps à la Science, mais la Science a pas voulu.
N'oublie pas que la main qui sait battre sait aussi caresser.
Une foule de penseurs de troisième année, criant tous la même chose, se réchauffant tous les mains au feu de leurs propres préjugés, ne vous remercieront pas d'avoir souligné les contradictions de leurs croyances. L'homme est un animal grégaire, et [...] â–º Lire la suite
Vingt ans. A cet âge, on ne doute de rien, et l'on ne sait pas grand-chose.
Toutes ces années horribles et traumatisantes que j'ai passées enfant sont devenues ce que je tire d'une manière créative aujourd'hui.
Tu ne peux pas parler de ce que tu ne ressens pas.
Un homme volage est celui qui ne sait à quels seins se vouer.
Si je lui confie un secret, tout de suite elle a dans la langue un poisson frétillant.
La survie de la langue passe par celle de la Culture qu'elle véhicule.
J'ai regardé dans le registre des maladies et n'y ai point trouvé les soucis ni les pensées tristes. Cela est fort injuste.
Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres.
Groupés, serrés les uns contre les autres, les livres ont la stabilité et la persévérance des menhirs.
Il était bon par-dessus tout ; et, chose toute simple pour qui sait combien la bonté confine à la grandeur, en fait de poésie il préférait l'immense.
La folie, ce n'est pas de parler aux murs, c'est de les entendre répondre.
Un véritable savant, qui travaille dans son laboratoire, n'écrit point science avec un grand S.
Si nous étions censés parler plus qu'écouter, nous aurions deux bouches et une oreille.
La seule manière de résister au mondial, c'est la singularité.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
Seul ton ongle sait où te gratter.
Si on ne peut pas parler parce qu'on entend pas, rien n'a de sens.
Lorsque quelqu'un te fait du mal ou dit du mal de toi, souviens-toi qu'il pense avoir raison d'agir ou de parler ainsi. Il ne lui est donc pas possible de suivre ta façon de juger, mais il suit la sienne.
Eh ! faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois ! qu'on n'entende plus parler de vous...
Laisse parler ton coeur, interroge les visages, n'écoute pas les langues...
La science ne peut remplacer l'intuition et le sentiment, pas plus que la technique ne peut tenir lieu de morale.
Mais Liszt, coeur généreux, toujours prêt, à se dévouer pour une belle cause, avait compté sans l'esprit envahissant de son colossal et dangereux protégé, incapable de partager l'empire du monde, fût-ce avec son meilleur ami. On sait maintenant, depuis la publication de la correspondance entre Liszt et Wagner, de quel côté fut l e dévouement.