La cigale prévoit par un pressentiment que le vent froid soufflera, mais nul homme ne sait d'avance l'heure de sa mort.
Je n'avais pas à craindre de mourir mais de n'avoir plus le coeur à vivre, du moins de la seule vie qui m'importât. Je n'avais plus devant moi que le lit de douleur de mon frère : il gémissait, il [...] â–º Lire la suite
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !
Petite pluie abat grand vent.
Je ne me couche jamais la nuit sans penser que, jeune comme je suis, je ne vivrai peut-être pas pour voir un autre jour.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
Le vent n'est pas plus rapide que le choix d'une femme entre deux hommes.
Une chambre ! Quelle soit vêtue de deuil et de misère, ou capitonnée de soie et d'or, n'est-ce pas toujours le sanctuaire secret où se déroule le plus intime des vies ?
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
L'absence rend le coeur plus tendre et les larmes ne sont que pluie pour faire grandir l'amour.
Rendre la violence par la violence multiplie la violence, ajoutant une obscurité plus profonde à une nuit déjà dépourvue d'étoiles.
Le sommeil est le fils de la nuit et le frère de la mort.
Le monde est silencieux, la nuit envoyait sur eux son souffle, une de ces nuits qui semblent faites pour abriter la tendresse, et il y a des moments où les âmes, comme libérées de leur noire chrysalide, rayonnant d'une sensibilité exquise qui rend certains silences plus limpides que des discours.
Pour celui qui dit, « Je ne crains pas l'eau, » les vagues que le vent excite ne sont qu'une écume blanche.
Le mariage est comme la chair, La mort seule la sépare de l'os.
L'amour comme la mort simplifie, le vrai nom de l'amour est la simplicité.
Lorsqu'un vieux fait l'amour, la mort court alentour.
Tous les mots sont adultes. Seul l'espace où ils retentissent les reconduit vers la mort perpétuelle où ils semblent naître toujours.
Il faut mourir pour savoir exactement ce qui se passe après la mort, même si les catholiques ont de l'espoir.
Peut-on avoir une putain de conversation sans que tu me rappelles que mon mari est mort ?
- Et tu promets, que si je meurs d'une mort banale, embarrassante, tu diras à notre fille que son père a été assassiné par des soldats russes, dans un combat épique pour sauver la vie de 850 orphelins tchétchènes ? - Promis, des orphelins tchétchènes, promis.
Celle que tu es cette nuit est la même dont j'étais amoureux hier et la même dont je serai amoureux demain. Je t'aime fragile et dure, cool et casse-pieds.
Au fond, si la mort n'existait pas, la vie perdrait son caractère comique.
La mort moud sans faire bouillir l'eau.
Oda Mae Brown : Vous êtes mignons. Blancs, mais mignons. Molly : Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il est revenu ? Sam : J'en sais rien. Oda Mae Brown : Pourquoi est il toujours ici ? Il est coincé, [...] â–º Lire la suite
De Gaulle, c'était un mythe ! S'il avait été communiste, j'aurais été coco sans hésitation. Et s'il m'avait demandé de mourir pour lui, je l'aurais fait sans hésiter.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Fermer les yeux, est-ce que c'est la nuit parce qu'on a fermé les yeux ?
Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait le tour de sa prison !
Me vient à l'esprit la fameuse interrogation de Thalès. Qui vient d'abord: la nuit ou le jour ? Et Thalès tranche: la nuit est en avance d'un jour.