On peut intéresser les gens à l'histoire en la dépoussiérant...
Après avoir lu la biographie de grands hommes, j'ai compris que la première victoire se remportait sur soi-même... L'auto-discipline vient toujours en premier.
Les économistes ne possèdent, en règle générale, qu'une culture historique plus que sommaire, sont animés d'incroyables préjugés mais disposent d'une influence énorme auprès des "décideurs".
L'amour n'est que le roman du coeur : c'est le plaisir qui en est l'histoire.
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
L'essentiel dans la vie, c'est de tuer le temps, meubler les heures, trouver tous les prétextes possibles pour remplir les pages de l'inévitable biographie qu'on appelle la mémoire.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
Un historien qui suppose à ses personnages des discours qu'ils n'ont pas tenus, peut aussi leur supposer des actions qu'ils n'ont pas faites.
Pour la figure historique du général de Gaulle comme pour l'avenir de la France, il est capital que le restaurateur de l'État ait dû quitter le pouvoir, précisément parce qu'il avait décidé de lutter contre l'excès de l'État.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.