Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
Si toute écriture provient d'abord d'un vrai dessin, tout dessin est aussi destiné primitivement à perpétuer une attitude expressive.
Une gifle ? C'est souvent le prologue d'un grand roman d'amour !
La mémoire du dégoût est plus grande que la mémoire de la tendresse !
Le roman est le fruit d'une illusion humaine. L'illusion de pouvoir comprendre autrui.
Le roman est l'histoire du présent, tandis que l'histoire est le roman du passé.
La mémoire diminue à moins qu'on ne l'exerce.
On s'entretuera pour l'honneur des nôtres, la mémoire d'nos oubliés.
Un texte de théâtre est à voir. Un texte de théâtre est à écouter. Est-ce qu'un texte de théâtre est à lire ?
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.
Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
Attaque ton ennemi quand il n'est pas préparé, apparais quand tu n'es pas attendu.
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
La culture, c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre.
Puis, soudain, se plaçant devant moi, m'arrêtant presque, avec cette manière extraordinaire de m'appeler, comme on appellerait quelqu'un, de salle en salle, dans un château vide : "André ? André ?...Tu écriras un roman sur moi. Je t'assure. Ne dis [...] â–º Lire la suite
Un roman devrait être écrit pour être lu par hommes et femmes, indistinctement.
Il faut compenser l'absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents.
Le roman policier peut être en prise directe sur la vie, permettre à un auteur de traiter sous forme de roman de grandes affaires criminelles mettant en cause de hauts personnages, d'en montrer les implications politiques et policières.
Qui ne se montre point ami des vices devient ennemi des hommes.
J'aime à lire comme une poule boit, en relevant fréquemment la tête, pour faire couler.
Un livre vous déplait : qui vous force à le lire ?
Votre ennemi est votre meilleur professeur.
Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c'est errer.
Je cherche ma mémoire mais ne la trouve plus. J'ai perdu quelques bouts ou bribes de ma mémoire.
L'avantage de la prison sur le collège, c'est qu'en prison on n'est pas obligé de lire les livres écrits par les geôliers.
Il y a une chose que la photographie doit contenir, l'humanité du moment. Ce genre de photographie est réaliste. Mais le réalisme ne suffit pas - il doit y avoir une vision, et les deux ensemble peuvent faire une bonne photo.
- Vous êtes un génie ou quelque chose comme ça ? - Je ne crois pas que l'intelligence puisse être quantifiée avec exactitude, mais j'ai en effet un QI de 187 et une mémoire eidétique et je sais lire 20 000 mots par minute... Oui, je suis un génie.
L'existence même est un livre où tu inscris le moindre regard, la moindre fuite. Il faut apprendre à lire cette écriture du temps des choses.