La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
Comble de l'inattention : se perdre dans la foule et aller chez le commissaire de police donner son signalement.
Si le coeur vieillit, le rêve vieillit aussi et devient décombres.
Il y a toujours un rêve qui veille.
L'autre jour j'ai rêvé que je me trouvais devant les portes du paradis. Et saint Pierre me disait : "Retourne sur Terre, il n'y a pas de bidonville ici".
Le plaisir de la critique nous ôte celui d'être vivement touchés de très belles choses.
Le Rêve est une seconde vie. Je n'ai pu percer sans frémir ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible.
Quand la vie vous a fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin.
Je me souviens à cette époque je menais une vie tranquille et sans histoire, une vie de petite fille. J'adorais les frites avec du ketchup, Bruce Lee était mon héros préféré, je portais des Addidas et j'avais 2 GRANDES obsessions : Pouvoir un jour me raser les jambes et devenir le dernier prophète de la galaxie !
Le rêve est un tunnel qui passe sous la réalité. C'est un égout d'eau claire, mais c'est un égout.
La chance est tout... Ma chance dans la vie a été d'être une personne très effrayée. J'ai la chance d'être un lâche, d'avoir un seuil de peur bas, car un héros ne peut pas faire un bon film à suspense.
Les héros doivent toujours quitter la ville. Parce que nul n'est prophète en son pays, parce qu'il faut toujours sortir pour prêcher, et donc prêcher toujours ailleurs, et donc toujours quitter. Pour se refaire une virginité.
Vous voyez les choses et vous dites : pourquoi ? Moi, je rêve de choses qui n'ont jamais existé et je dis : pourquoi pas ?
Un héros de roman infidèle ! On n'aurait jamais rien vu de pareil ; il est réglé qu'ils doivent tous être constants.
Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus - en pleine société permissive - pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.
Dans un monde bâti sur des sacro-saintes certitudes, le roman est mort.
Le plus grand écrivain de westerns lui-même était probablement Homère. Son caractère n'était jamais tout bon ou tout mauvais. Ils sont moitié-moitié, ces personnages, comme tous les êtres humains.
Rien de tel qu'un accident pour nous faire déchiffrer les passages les moins lisibles de notre police d'assurances.
Un écrivain devrait écrire avec ses yeux et un peintre peindre avec ses oreilles.
La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
Tout plaisir dans le monde est un rêve passager.
Le sens critique est soumission à la réalité intérieure.
Le regret de n'être pas l'ami intime d'un écrivain qu'on aime nous en fait dire du mal.
Un rêve que vous rêvez seul n'est qu'un rêve.
Dans une âme, il y a un héros à découvrir.
Demander à un écrivain ce qu'il pense des critiques, c'est demander à un réverbère ce qu'il pense des chiens.
Il est beau le progrès ! Quand on pense que la police n'est même pas fichue de l'arrêter...
Un potier qui fait un vase, c'est tout de même plus beau qu'un écrivain en train d'écrire !
Mieux vaut avoir les gendarmes au cul que le curé devant.
Tout roman est une devinette du monde.