La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
La critique souvent n'est pas une science ; c'est un métier, où il faut plus de santé que d'esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.
Un roman est comme une saucisse. Vous pourriez aimer le goût final mais vous ne voulez pas voir comment il a été fait.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
- Lucas ! J'ai plus cours, si Waity vous laisse finir de bonne heure on pourrais aller au ciné ? - À quoi tu joues Peyton ? - L'espace d'une seconde je voulais faire comme si on avait 17 ans et que rien [...] ► Lire la suite
Tel l'archéologue, le psychanalyste creuse dans l'âme du patient pour y révéler toutes les strates de sa vie passée: psychanalyse et archéologie sont bien les deux faces d'une même discipline. (p.32)
Chaque roman est un déicide secret, un assassinat symbolique de la réalité.
La création est une déformation, une sublimation positive ou négative d'un élément banal.
L'ironie n'est pas seulement une arme ingénieuse, elle est, à l'opposé du respect, qui est stérile, un exercice intellectuel, un entraînement critique à la lucidité.
Un ministre inculpé de corruption de fonctionnaire : il avait donné un sucre à un chien policier.
Il ne faut pas laisser la critique du gouvernement israélien et de la culture dite « de banlieue » aux racistes patentés.
L'ermite nie la vocation de la civilisation, en constitue la critique vivante.
La seule critique définitive est la création.
C'est lorsque le pouvoir est associé à une peur chronique qu'il devient formidable.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
Un critique peut se faire un nom en poignardant un auteur très connu.
La critique a toujours eu mauvaise presse ; le critique, bonne conscience.
On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.
J'ai tout largué pour cette vie-là et je veux en faire une aventure absolue.
Dans un mauvais roman policier, le coupable n'est jamais loin, c'est l'auteur.
Exiger simplement et strictement des choses les qualités qu'elles ont la prétention d'avoir : tout le sens critique tient là-dedans.
Plutôt que le maître d'école, le critique doit être l'élève de l'oeuvre.
J'aime la route. Ma mémoire au volant. Les plaines de France. J'aime la route. Je la connais. Quand j'étais môme, je me faisais un petit trois cents bornes à vide. Aucun but. Le plaisir intense d'une aventure inventée à chaque nouveau décor.
L'homme a beau être blasé, guéri de tous les enthousiasmes, revenu de tous les emportements, il reste en lui un fonds éternel de jeunesse. L'amour est une aventure qui garde son attirance.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.
Le Français est un critique par essence, c'est un de ses charmes...
Qui critique les autres travaille à son propre amendement.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...