Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ.
Imitons l'abeille, elle fait de grandes randonnées, sans perdre son objectif.
Le repas d'enterrement de la vie de garçon a un triple but : boire plus que la raison, permettre aux amis mariés du futur époux d'échapper à leur femme pour une soirée et passer quelques heures à jouir du malheur imminent du pauvre bougre.
L'âme de l'homme est comme un marais infect : si l'on ne passe vite, on s'enfonce.
Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche.
Je suis absent de ma vie. Je la regarde sans vraiment la toucher. Léger décalage. Derrière ou devant. Jamais dedans.
Chaque saint a un passé et chaque pécheur un avenir.
Lorsque le kabyle revient dans sa montagne après une longue absence le temps qu'il a passé ailleurs ne lui apparaît plus que comme un rêve. Le rêve peut être beau ou mauvais, mais la réalité ne la retrouve que chez lui, dans sa maison, dans son village.
Ce que nous vivions là, et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres...
Les enfants n'ont ni passé ni avenir et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent.