Pendant une guerre, le présent, le passé sont parfois si proche qu'ils se confondent et on en sait où commence le souvenir et où finit le présent.
La guerre sainte la plus méritoire est celle qu'on fait à ses passions.
Le cuisant souvenir d'une action méchante soudain au moindre mot nous donne l'épouvante.
Demandez à n'importe qui ce qu'il attend de la vie, la réponse est simple : être heureux. Mais c'est peut être cette attente, la quête même du bonheur, qui nous empêche de le trouver. Peut être que plus on essaye d'atteindre [...] â–º Lire la suite
Les critiques font mal ? Etre critiqué, c'est déjà commencer à être aimé, non ?
Le mariage, c'est la contrainte à un seul corps ! Déjà qu'on est prisonnier du sien ! Et quand la machine lâche, tout est fini.
J'espère continuer mon travail, gagner des championnats avec mon club. La reconnaissance vient naturellement pour ceux qui la méritent.
Il n'y a pas de réussite ou d'échec, de victoire ou de défaite, mais quelque chose qui s'appelle le devoir.
C'est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche d'apprendre.
Le sentiment qu'on a pour la plupart des bienfaiteurs ressemble à la reconnaissance qu'on a pour les arracheurs de dents.
Le souvenir est un filet qui nous surprend et nous entraîne dans le sillage de son choix.
Il n'y a que ce satané souvenir (le sien ou celui des autres) qui arrive à confirmer la réalité d'une existence.
La guerre constitue peut-être, dans l'activité générale, un inéluctable élément comme la naissance et comme la mort.
Quand le passé a été rude, le présent difficile et l'avenir incertain, à qui s'adresser ? Où tourner ses regards avec espoir, sinon vers le ciel ?
Pluie, capable de tout sauf de laver le sang qui coule sur les doigts des assassins des peuples surpris sous les hautes futaies de l'innocence.
Jamais une démocratie n'a fait jusqu'ici la guerre à une démocratie.
J'étais contre la guerre [du Vietnam], mais ce qui me gênait, c'est que ceux qui la faisaient en devenaient des victimes.
L'avenir à chaque instant presse le présent d'être un souvenir.
Rien ne se dit, que déjà quelque autre n'ait dit.
Tâcher de se guérir intimement, c'est déjà songer aux autres, c'est déjà leur faire du bien.
Nous savons au moins déja une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables.
Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Il suffit d'une guerre dans un pays pour avoir aussitôt les meilleures informations sur sa géographie.
L'arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps avec le sang des patriotes et des tyrans.
Avoir du pouvoir, c'est contrôler le temps des autres le sien propre, le temps du présent et celui de l'avenir, le temps du passé et celui des mythes.
Pourquoi s'en faire avec la mort quand la vie nous donne déjà bien assez de soucis comme ça ?
L'amitié est indispensable à l'homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi.
- Ne fais pas ça, ne fais pas celle qui me dit adieu. Pas encore. Est-ce que tu m'a compris ? Écoute, tu va te sortir de là, tu vivras longtemps, et tu vas faire plein de bébés ;et tu [...] â–º Lire la suite
Le souvenir est le début de l'écriture et l'écriture est à son tour le commencement de la mort.
Ils m'étaient chers comme des souvenirs déjà reculés. C'est un peu bête de s'attacher si vite à des personnes qui n'ont en somme qu'un rôle passager dans votre existence. C'est l'histoire des émotions en commun.