Le souvenir est le début de l'écriture et l'écriture est à son tour le commencement de la mort.
Au début d'une aventure, le cocu y est toujours pour quelque chose.
Chaque roman est un déicide secret, un assassinat symbolique de la réalité.
Je suis mort en même temps que ma fille, tout le monde le sait, je le dis sans pathos.
La mort est une victoire et quand on a bien vécu, le cercueil est un char de triomphe.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
Moi, quand je foutais rien dans la vie, t'avais mon grand-père maternel qui venait me voir : "Nous on a fait la Seconde Guerre mondiale avec le général de Gaulle". Là tu fermais ta gueule tu allais faire tes devoirs. [...] â–º Lire la suite
Je vis en enfer du jour au lendemain. Mais je ne peux rien faire pour y échapper. Je ne sais pas où j'irais si je le faisais. Je me sens totalement impuissant, et ce sentiment est ma prison. Je suis entré de mon plein gré, j'ai fermé la porte et j'ai jeté la clé.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
Le souvenir est une rose Au parfum suave et discret C'est une fleur que l'on arrose Avec des larmes de regret.
Vous vous souciez tellement que vous sentez que vous saignez à mort avec la douleur.
La mort n'est-elle pas cela justement, un sommeil sans obligation et sans peine.
Les objets et les mots sont gorgés de mystère ; il est vain de parler, douloureux de se taire.
Les gens craignent plus la mort que la souffrance. Or, la vie est souffrance. La mort nous en délivre. N'est-elle pas alors notre meilleure alliée ?
Le nihilisme n'a plus les couleurs sombres, wagnériennes, splengleriennes, fuligineuses, de la fin du siècle. Il ne procède plus d'une Weltanschauung de la décadence ni d'une radicalité métaphysique née de la mort de Dieu et de toutes les conséquences qu'il faut en tirer.
Le coeur de Paris, c'est une fleur, Une fleur d'amour si jolie Que l'on garde dans son coeur, Que l'on aime pour la vie.
La poésie est le souvenir des meilleurs et des plus heureux moments, des meilleurs et des plus heureux souvenirs.
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Le présent est indéfini, le futur n'a de réalité qu'en tant qu'espoir présent, le passé n'a de réalité qu'en tant que souvenir présent.
La mémoire est une reconstruction du passé par l'intelligence.
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
Parfois la mort est faussement accusée quand elle achève des vieillards qui par l'âge étaient déjà finis, déjà bien morts avant l'avènement de la mort.
Il n'existe pas un pouce de terre où une créature n'en garde une autre.
L'éducation de tous les enfants, à partir du moment où ils peuvent se passer de la garde de leur mère, se fera dans des institutions publiques.
Seigneur garde ton bras autour de mon épaule et ta main sur ma bouche.
On va en enfer pour ne pas avoir froid.
Les fondateurs du club, derniers occultistes, se sont réunis pour la première fois au début de la Restauration.
Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l'eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
Soyez assuré qu'il n'y a rien qui blesse plus profondément le coeur d'un homme noble que la pensée que son honneur est atteint.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie
La mort est l'aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d'opposer la mort à la vie.