C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
La mort propre est irreprésentable. Dans l'inconscient, chacun de nous est convaincu de son immortalité.
Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?
Tu seras solitaire parce que la culture est aussi une prison.
Qui est celui qui est libre dans cet enfer qu'on appelle monde ? Personne.
Je sais que le monde attend de moi des superpuissances et ce sera une grande déception.
Cette semaine j'ai beaucoup lu et peu travaillé, c'est ainsi qu'il faut faire dans le monde pour aller loin.
Un seul arbitre au monde est incorruptible : celui que vous essayez d'acheter.
Vivre, c'est naître sans cesse. La mort n'est qu'une ultime naissance, le linceul notre dernier lange.
Une fois toute dignité enterrée, le monde est plein de possibles.
Là où la vie brûle, la mort vraiment n'est rien.
- Le seul banquier que j'ai connu est mort prématurément, il avait une femme ravissante - J'ai cru que vous alliez dire qu'il avait une femme ravissante celui-là. - J'allais pas dire celui-là, j'allais dire lui aussi.
Il n'y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie.
J'ai parcouru le monde sans, hélas, trouver ville ni pays Où l'on vendit la chance au bazar.
En tant que femme, je n'ai pas de pays. En tant que femme, mon pays est le monde entier.
Quand Satan me dit que je suis un pécheur, il me console infiniment, puisque le Christ est mort pour les pécheurs.
Ce qui est remarquable c'est la mesure dans laquelle l'Islam fait partie de l'Europe depuis si longtemps, tout d'abord en Espagne, puis dans les Balkans, et la mesure dans laquelle il a contribué si largement à la civilisation que nous tous considérons trop souvent, à tort, comme uniquement occidentale.
Il n'y a de bonheur au monde que dans le sentiment de la force uni à celui de la puissance.
L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur.
De René Char me resteront deux phrases glissées dans un carnet : « Le fruit est aveugle, c'est l'arbre qui voit... » et « Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience. »
Tous les enfants, vous le savez, sont des navires qu'un proverbe pareil aux brises les plus douces conduit, syllabe après syllabe, au continent où les pingouins dorés racontent des poèmes.
Toutes les déceptions de pensée et d'espérance, tout cela est secondaire. Le seul malheur irréparable, c'est la mort de ceux qu'on aime.
Il est peut-être caractéristique de la culture purement laïque d'Orwell qu'il n'ait pu voir que dans l'Etat la possibilité du mal et l'ait refusée à l'individu - le péché originel étant un dogme bon à prêter à rire. Le socialisme [...] ► Lire la suite
Vous êtes un homme riche maintenant. Il faut apprendre à être riche. Etre pauvre, tout le monde sait comment faire.
Je peux aller partout dans le monde avec seulement trois tenues: un blazer bleu et un pantalon de flanelle gris, un costume de flanelle gris et une cravate noire.
L'Etat, c'est la grande fiction par laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. Ils pourraient venir les chercher.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
La mort n'est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c'est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons
Dieu et le monde ne font qu'un.
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.