C'est dans le mépris du lecteur qu'on fait des oeuvres qui le respectent.
Je lis beaucoup, c'est mon hobby principal. J'ai un iPad sur lequel je stocke des livres et je lis avec voracité. Je suis un lecteur lent mais je suis obsessionnel. Je fais des références, souligne des choses. Je suis un autodidacte.
Nous n'avons pas assez d'amour-propre pour dédaigner le mépris d'autrui.
La question commune qui se pose dans les affaires est, pourquoi ? C'est une bonne question, mais une question tout aussi valable est, pourquoi pas ?
Peut-être l'ivresse d'écrire se suffit-elle déjà largement à elle-même ? Et peut-être un lecteur clandestinement amoureux en vaut-il des milliers qui n'ont acheté que la beauté des juges ?
La question [le conflit israélo-palestinien], qui dure déjà depuis plus d'un demi-siècle, a causé de profondes souffrances au peuple palestinien et reste une raison importante des turbulences prolongées dans la région du Moyen-Orient.
Le mépris est la forme la plus subtile de la vengeance.
Et les enfants ? Ici, pas question de les inscrire à l'école, car il n'y a déjà pas assez de place pour les petits Marseillais.
La plus belle théorie n'a de prix que par les oeuvres où elle s'accomplit.
La question ne se pose pas. Elle en est absolument incapable : il y a trop de vent.
Quel cynisme de vendre son âme, et de sacrifier autrui pour obtenir une fausse gloire ou quelque sale argent.
On appelle cette mise en question de ma spontanéité par la présence d'Autrui, éthique. L'étrangeté d'Autrui - son irréductibilité à Moi - à mes pensées et à mes possessions, s'accomplit précisément comme une mise en question de ma spontanéité, comme éthique.
Un livre meurt quand le lecteur n'a pas à l'inventer à mesure qu'il le lit.
La mode est architecture: c'est une question de proportions.
Il vaut mieux débattre d'une question sans la régler que la régler sans en avoir débattu.
Vous savez ce que c'est que la recherche : on part sur une question et on trouve en cours de route des faits qui vous en posent une autre.
On a renoncé à me demander l'autorisation de dire mes Oeuvres sur les théâtres. On les dit partout sans me demander la permission. On a raison. Ce que j'écris n'est pas à moi. Je suis une chose publique.
Maintenant que nous avons examiné tout ce qui se rattache aux mystères du Verbe incarné, il faut traiter la question des sacrements de l'Église, qui tirent immédiatement du Verbe incarné leur efficacité.
La littérature existe pleinement non pas quand l'oeuvre est écrite, mais quand un lecteur remonte le cours des phrases et des mots pour devenir, par ce moyen, cocréateur de l'oeuvre.
Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel.
La vie, ce concept mystérieux, est ramenée à la présence d'ADN. Il n'y a plus de frontière entre matière animée et inanimée. Tout n'est qu'une question de degré de complexité.
Il y aura toujours quelque chose pour détruire nos vies, la seule question c'est qu'est ce qui va nous tomber dessus en premier, on est toujours au bord du gouffre.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
C'est là-dessus qu'est bâtie la civilisation, la culpabilité. C'est une émotion sous-estimée.
L'homme n'a au fond de l'âme aucune aversion contre la mort, il y a même du plaisir à mourir. La lampe qui s'éteint ne souffre pas.
C'est quelque chose, un nom ! C'est presque toute la personne... toute la vie !... C'est ce qu'on répond, en premier, à la question : "Qui êtes vous ?"... Et c'est ce qui reste, en dernier, sur la pierre tombale !...
Quand on n'a pas de droits civiques, il n'est question que de survivre, d'exister au jour le jour.
L'immobilité à laquelle est condamné le colonisé ne peut être remise en question que si le colonisé décide de mettre un terme à l'histoire de la colonisation, à l'histoire du pillage, pour faire exister l'histoire de la nation, l'histoire de la décolonisation.
Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
La bêtise, c'est une question de cocktail : le bon Dieu n'avait pas beaucoup de temps pour faire son monde, la distribution fut incertaine et inégale. Le prix à payer pour avoir Einstein d'un côté, c'est d'avoir un imbécile de l'autre côté !
Car une révolution n'est pas seulement une question d'appuyer sur une gâchette ; son but est de créer une société juste et équitable.