C'est dans le mépris du lecteur qu'on fait des oeuvres qui le respectent.
La haine est un sentiment facile ; l'amour c'est plus compliqué, il faut vaincre ses défenses et se laisser aller.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
Au cours des quatre dernières années, nous avons eu un président qui a exprimé clairement son mépris de notre démocratie, de la Constitution, de l'Etat de droit dans tout ce qu'il a fait. Donald Trump n'est pas au-dessus des lois.
À bout de souffle ma haine m'redonne de l'oxygène.
Le lecteur aime se faire peur.
Des flèches de haine m'ont également été visées, mais elles ne m'ont jamais frappé, parce qu'elles appartenaient en quelque sorte à un autre monde avec lequel je n'ai aucun lien.
Et qui peut immoler sa haine à sa patrie Lui pourrait bien aussi sacrifier sa vie.
Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.
La haine née de l'injustice et non de l'ignorance.
Quelle chose étonnante que la lecture qui abolit le temps, transvase l'espace vertigineux sans pour cela suspendre le souffle, ni ravir la vie au lecteur ! On est emporté sur un tapis volant.
Il y a deux sortes de livres, celui que l'auteur écrit et celui dont le lecteur prend possession.
Ces bourgeois abattent les ouvriers comme des animaux sauvages. Dans les rangs de la garde nationale, à l'Assemblée nationale, pas un mot de compassion, de conciliation, pas de sentimentalité d'aucune sorte, mais bien une haine qui éclate avec violence, une [...] â–º Lire la suite
La haine seule fait des choix.
En ce monde, la haine n'a encore jamais dissipé la haine. Vivons donc heureusement, sans haïr ceux qui nous haïssent. Seul l'amour dissipe la haine.
Le mépris doit être le plus mystérieux de nos sentiments.
La trahison et le mépris sont source de conflit.
Ceux qui méritent ni notre amour ni notre haine ne font plus partie du monde.
Il suffit qu'il n'y ait ni amour ni haine pour que la compréhension apparaisse claire, comme la lumière du jour dans une caverne.
On apprend à aimer un tableau dur, alors que des oeuvres plus légères se fanent vite.
L'écrivain doit accepter avec orgueil de porter sa propre date, sachant qu'il n'y a pas de chef-d'oeuvre dans l'éternité, mais seulement des oeuvres dans l'histoire.
La haine du grand pour le petit est le dégoût ; la haine du petit pour le grand, l'envie.
Le livre d'un grand homme est un compromis entre le lecteur et lui.
Le témoignage d'une bonne conscience nous porte à regarder avec mépris les folies du monde.
La haine doit être mortelle, et l'amitié immortelle.
Notre mépris pour la nature a causé cette pandémie.
Les oeuvres complètent du soleil ne se lisent qu'à ciel ouvert.
Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
Le mépris tourne vite à l'éloquence.
J'ai choisi douze narrateurs qui ne sont pas d'accord entre eux, ce qui donne plus d'espace au lecteur pour l'esprit critique.
On ne réduira pas les fractures françaises, on les aggravera au contraire si on persiste à trouver des justifications à la haine dont la France est l'objet.