C'est dans le mépris du lecteur qu'on fait des oeuvres qui le respectent.
Un hurlement résonne de corniche en corniche, dévale la montagne, et s'éteint au loin dans la nuit. C'est une plainte triste et sauvage, une provocation au mépris de toutes les adversités.
Quant à ceux qui sont incroyants, leurs oeuvres sont comme le mirage de la plaine ; celui qui a soif prend cela pour de l'eau jusqu'à ce qu'il y arrive et ne trouve rien.
Le mépris philosophique de la vie n'est pas toujours une garantie du courage en face de la mort.
En littérature, les oeuvres ne sont rien sans la grâce.
Quant à ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs oeuvres ressemblent aux cendres dont s'empare le vent dans un jour de tempête. Ils seront sans pouvoir sur ce qu'ils ont accompli.
Le temps s'est accéléré et avance par saccades, ce qui explique la différence entre les grands massifs romanesques du passé, aux architectures de cathédrales, et les oeuvres discontinues et morcelées d'aujourd'hui.
La dérision en toutes choses est l'ultime défi au malheur.
Amour de cent années et mépris d'une heure.
Au fil du temps, mes oeuvres me paraissent de plus en plus étrangères. Sans doute leur propre évolution est-elle la preuve tangible et indubitable de ma vie.
Passé, avenir, pourquoi l'homme ne sait-il vraiment vivre que dans l'une ou dans l'autre, au mépris du présent ?
La lettre à l'Immortelle Bien-Aimée retrouvée après la mort de Beethoven en même temps que le "Testament d'Heiligenstadt" est composée de deux feuilles doubles écrites recto-verso, soit 8 pages, d'un format d'environ 200 x 238 mm et d'une feuille simple de 201 x 119 mm recto-verso, soit en tout 10 pages.
C'est un peu fort pourtant que le mépris ne puisse pas tuer l'amour !
La moquerie est de toutes les injures celle qui se pardonne le moins.
La routine, cette préface des révolutions !
Esprit moqueur, petit esprit. La moquerie est la fiente de l'esprit critique.
Le désespoir ne nous détache pas longtemps des oeuvres qu'on a construites et aimées.
La fonction essentielle d'une bibliothèque est de favoriser la découverte de livres dont le lecteur ne soupçonnait pas l'existence et qui s'avèrent d'une importance capitale pour lui.
Un passage déprimant et difficile a préfacé chaque page que j'ai tournée dans la vie.
Qui souffre ses mépris les veut bien recevoir.
Que l'on considère, par exemple, le Coran; ce méchant livre a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire, pendant douze cent ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d'hommes; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré [...] ► Lire la suite
Ce sont le mépris et l'indifférence qui tuent, pas la colère.
Aussi longtemps que l'homme réclamera le Moi et le Mien, ses oeuvres seront comme zéro.
On apprend à aimer un tableau dur, alors que des oeuvres plus légères se fanent vite.
Un artiste ne doit pas se faire d'illusions : exceptionnelles sont les oeuvres totalement réussies.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
Le mépris est la forme la plus subtile de la vengeance.
Pour se faire riche, le mépris des richesses est la plus courte voie.
L'avenir du théâtre n'est pas dans la diversité d'interprétations des oeuvres existantes, mais dans la naissance d'un genre d'oeuvres tout à fait nouveau.
Le vrai miroir d'un lecteur est sa bibliothèque.
Il y a des oeuvres qui font passer le temps, et d'autres qui expliquent le temps.