Bien souvent, le plaisir pris à lire dépend dans une large mesure du confort physique du lecteur.
Mourir en beauté, c'est un luxe qu'on ne peut vraiment plus se permettre à partir d'un certain âge.
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.
Au cours d'une maladie, je constate que la peur et le dégoût de la souffrance me font crier presqu'autant que le fait la souffrance elle-même.
C'est à la souffrance qu'il faut déclarer la guerre, et vous parlez un langage universel, lorsque vous criez pitié et justice pour les bêtes.
Le lecteur aime se faire peur.
Je ne blâme Hannah pour rien. C'est comme ça pour les filles. Les gens vous jugent pour votre apparence et les choses qu'ils entendent à votre sujet. Ils mettent une étiquette.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
Le coeur le plus endurci et l'ignorance la plus crasse doivent disparaître devant le soleil levant de la souffrance patiente et sans méchanceté.
La souffrance affecte moins nos sens que l'imagination.
Plus nous sentons le besoin d'agir, plus nous devons nous efforcer à la réflexion. Plus nous sommes tentés par le confort de la méditation, plus nous devons nous lancer dans l'action.
Le bonheur n'étant pas éternel, pourquoi en serait-il autant du chagrin ou de la souffrance ?
Si nous ne donnons pas de sens à la mode, elle aura ce goût amer de n'être qu'un produit de luxe et de ne s'adresser qu'aux riches.
La souffrance a été plus forte que tout autre enseignement et m'a appris à comprendre ce qu'était votre coeur. J'ai été tordu et cassé, mais - j'espère - dans une meilleure forme.
C'est là en effet un des grands et merveilleux caractères des beaux livres que pour l'auteur ils pourraient s'appeler "Conclusions" et pour le lecteur "Incitations".
Il n'ya pas de place dans ce nouveau type de physique à la fois pour le champ et pour la matière, car le champ est la seule réalité.
L'amour ? Suppuration sentimentale et physique !
Pauvre enfant ! il semble qu'elle soit une de ces "âmes que la nature a élevées trop haut, que la souffrance fait tomber trop bas."
L'appréhension de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Et l'être le plus démuni trouve en lui des ressources inespérées de courage dès que la bête fond sur lui.
L'éducation donne la sobriété aux jeunes, le confort aux vieux, la richesse aux pauvres et est un ornement aux riches.
L'habitude, ce confort mortel.
Il se retrouve à Bab el Oued. Incroyable, ce que ça a changé. Poubelles, gosses, barbes, kamis, comme toute l'Algérie, format national standard.
Les humains sortent meilleurs et plus forts de la souffrance et pour progresser en ce monde, il faut subir l'épreuve du feu.
Sous ce régime le peuple doit nécessairement souffrir : la raison en est que le système des services publics, outre qu'il trouble le nivellement des valeurs, ce qui est injustice, amène aussi une déperdition fatale de richesse, ce qui est [...] â–º Lire la suite
Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
Ce sont des voix qui restent en dernier, tout comme c'est la voix souvent qui, comme un parfum, précède et annonce l'entrée physique de quelqu'un dans votre vie.
La réussite n'est pas toujours une preuve d'épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d'une souffrance cachée.
Mon plus grand luxe est de n'avoir à me justifier auprès de personne.
Tout bonheur en ce monde vient de l'ouverture aux autres ; toute souffrance vient de l'enfermement en soi-même.
Vivre, quelle souffrance, et quelle souffrance sans partage !
Il n'est de souffrance qui ne devienne une compagne tolérable ; il suffit de mettre en regard les malheurs plus grands qui nous entourent.