Si y avait pas Molière, on parlerait la langue de qui ?
La raison pour laquelle Milton écrivait de façon contrainte quand il évoquait les Anges et Dieu, et en toute liberté quand il évoquait les Démons et l'Enfer, c'est qu'il était un vrai Poète et donc du parti du Diable sans le savoir.
- J'ai perdu ma mère ce matin - Elle est morte ? - Non, non, je l'ai perdue. C'est à dire qu'elle était là et pouf... je l'ai perdue !
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Sur le désert, la nuit tombe d'un coup, comme si quelqu'un avait éteint la lumière.
Mon fils était autiste et il souffrait de troubles épileptiques tous les 5 à 10 jours. Il souffrait d'une crise qui durerait 45 secondes à une minute et dormait pendant 12 heures.
Tout était si nouveau - toute l'idée d'aller dans l'espace était nouvelle et audacieuse. Il n'y avait pas de manuels, nous avons donc dû les écrire.
Chez ma grand-mère, tout le monde faisait la prière avant de manger. Faut dire que la bouffe était dégueulasse.
Un journaliste m'a demandé quelle était ma formule du bonheur...Je sais que ce n'est pas le travail, c'est peut-être d'avoir des enfants ? Je sais que pour moi, c'est l'amour !
Au commencement, il n'y avait rien. Et Dieu dit : " Que la lumière soit ! " Alors, il n'y avait toujours rien, mais tout le monde le voyait.
L'amour avait mille formes.
Une vie entière était trop courte pour en faire ressortir toute la saveur ; pour en extraire chaque once de plaisir, chaque nuance de sens.
On s'croyait invincibles quand on était mômes, insouciant, parents soucieux, de la veille à l'aube.
Le paganisme est une tentative pour atteindre les divines réalités sans le secours de la raison, et par la seule vertu de l'imagination.
Nos doutes nous assaillent et nous font échouer. Et nous manquons le but que nous pourrions atteindre par crainte seulement de ne point l'atteindre.
La bière va bien avec l'idée de voyager. Dans tout pays il y avait toujours une bière à découvrir, la bière locale, c'est une constante universelle, pour l'intime satisfaction de la déguster en fin de journée, une fois le boulot terminé.
Arrêtez les pendules, coupez le téléphoneEmpêchez le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne ;Faire taire les pianos et sans roulement de tambour,Sortir le cercueil avant la fin du jour.Que les avions qui hurlent au dehors,Dessinent dans le ciel ces [...] â–º Lire la suite
Il n'y avait pas d'anormaux quand l'homosexualité était la norme.
La meilleure façon de prouver mes prédictions était de les réaliser...
De quoi s'agit-il, en effet, sinon d'arracher la langue aux imbéciles, aux redoutables et définitifs idiots de ce siècle. Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve !
Maintenant que le voilà adulte et père de deux fils, il était temps de croire à ce que son père lui répétait si souvent : « Mon fils, il faut bien souvent connaître le passé, avant de comprendre le présent et d'affronter l'avenir avec calme.
Si derrière toute barbe il y avait de la sagesse, les chèvres seraient toutes prophètes.
Ma langue dira la colère de mon coeur, ou bien mon coeur la cachant se brisera.
Un coeur lourd ne supporte pas une langue agile.
La philosophie empêche la bêtise d'être aussi grande qu'elle serait s'il n'y avait pas de philosophie, c'est sa splendeur.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
La langue de muet est bien meilleure que la langue de menteur.
C'était une blessure narcissique pour les gens, d'entendre qu'on était sous-développé·e·s.
Chaque film était un défi pour moi, en tant qu'homme, en tant qu'acteur. Après chaque film, quelque chose a changé dans ma vie, dans mon personnage.
Un violoniste avait un violon, un peintre sa palette. Tout ce que j'avais, c'était moi-même. J'étais l'instrument dont je devais prendre soin.
Ne regarde pas à la blancheur du turban, peut-être le savon était pris à crédit.