Si y avait pas Molière, on parlerait la langue de qui ?
Je préfère vivre ma vie comme s'il y avait un Dieu et mourir pour découvrir qu'il n'y en avait pas, que vivre comme s'il n'y en avait pas et mourir pour découvrir qu'il y en avait un.
Mais aujourd'hui encore je pardonne difficilement, aux intellectuels surtout, la complaisance, sinon la complicité devant l'erreur. Ils ont le droit de se tromper, pas de tromper les autres, même par prudence ou tactique, par solidarité ou par discipline. Par discipline ! Un intellectuel discipliné est-il un intellectuel ?
Ce jour est le jour où ma vie commence. Jusqu'à maintenant, il n'y avait que moi, un sale môme insolent. Aujourd'hui, je deviens plus que ça, je deviens un homme et un mari. Aujourd'hui, je prends un engagement envers quelqu'un [...] â–º Lire la suite
Je suis attaché à la langue française. Je défendrai l'usage omniprésent du français.
Ma langue dit ce que mon coeur pense.
Il voulait lui dire qu'il l'aimait toujours, mais il ne le dit pas non plus. Elle se montait le coup à elle-même, avec ces histoires de revenir avec eux, de ne pas être partie pour de bon, de revenir aux [...] â–º Lire la suite
Chacun de nous a un jour, plus ou moins triste, plus ou moins lointain, où il doit enfin accepter d'être un homme.
Je pense que comme n'importe quelle mère, elle était absolument sur la lune. Et en fait, nous avons eu une situation assez gênante parce que je savais que William avait demandé ma main à mon père mais je ne savais pas si ma mère savait.
Dans une guerre, ce qui se passe, ce n'est jamais ce qu'on avait prévu. Alors ce qui compte, c'est d'avoir le moral !
Les épreuves de la vie l'ont forcée, l'ont enlevée à l'existence qu'elle avait espérée, mais elles ne lui ont pas fait baisser les yeux.
Il est une frontière que nous n'osons franchir que la nuit, avait dit le vieux gringo : la frontière de nos différences avec les autres, de nos combats avec nous-mêmes.
- Avez vous la force morale d'obéir aux ordres et de rester stoïque face au danger et à une mort certaine ? Monsieur Cotton, répondez moi ! - Oh, il est muet monsieur, ce pauvre diable a eu la langue coupée et [...] â–º Lire la suite
Je pense que le risque pour tous les progrès que nous avons réalisés était en jeu lors de l'élection, car non seulement le président élu, mais de nombreux membres du Congrès, y compris maintenant le président de la Chambre et [...] â–º Lire la suite
Et si tout n'existait que dans nos rêves ? Ou pire, s'il n'y avait que ce gros type à la rangée numéro 3 qui existait ?
S'il y avait seulement des scies, il n'y aurait plus de poteaux.
Le propre de l'homme est sans doute de se tromper en compagnie, et de n'en point démordre aisément.
Devrait-on accepter de dire que tout meurtre, toute transgression du "Tu ne tueras point " ne peut viser que l'homme, et qu'en somme il n'y a de crime que "contre l'humanité" ?
Au plus profond de l'hiver, j'ai enfin appris qu'il y avait en moi un été invincible.
Il y avait une fois - cela commence comme un conte - un julot et ses deux nanas. Le julot n'était pas Prince charmant et l'une des deux filles travaillait au bois de Boulogne, en voiture.
Je veux dire, j'ai tout ce qu'il me faut ici avec moi : j'ai de l'air dans les poumons et quelques feuilles blanches pour travailler. J'adore me réveiller le matin sans savoir ce qu'il va m'arriver, qui je vais rencontrer, [...] â–º Lire la suite
Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval.
La propriété a ses devoirs tout autant que ses droits.
L'amour de notre langue s'identifie avec l'amour des mères qui nous l'apprennent !
Le barbare n'est pas un étranger qui parle une autre langue, la sienne, mais l'étranger qui parle ma langue et qui l'écorche.
Les autres développent en nous surtout le mauvais instinct de la propriété ; il suffit d'être un instant chez eux pour vouloir aussitôt être chez soi.
La propriété est un droit antérieur à la loi, puisque la loi n'aurait pour objet que de garantir la propriété.
On cloue les cercueils comme si on avait peur que les morts s'envolent.
Le mot infarctus est le seul mot irrégulier de la langue française. On dit : "un infarctus, des obsèques".
- [Lisant son discours à l'enterrement de sa soeur] Ma soeur me manque. Chaque nuit vers 22h, elle avait l'habitude de m'appeler et quand je lui demandais pourquoi... Elle me répondait que son corps lui disait... Elle veut entendre ma [...] â–º Lire la suite
Désormais les gens lisent à travers Google comme au Moyen Âges on déchiffrait les palimpsestes, sans soupçonner qu'au-dessous, juste avant, il y avait une autre civilisation.