Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied !
C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pèt, ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy...
Mieux que le sexe, mieux que la fellation, 69, partouze, masturbation, tantrisme, kamasutra, brouette thaïlandaise...
Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk shake à la banane.
Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l'intégrale des muppets-show ou la fin de 2001.
Mieux que le déhanché d'Emma Peel, de Marilyn, de la schtroumpfette, de Lara Croft, de Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford.
Mieux que la face B d'Abbey Road, des CD d'Hendrix ou le petit pas de Neil Armstrong sur la lune, le Space Mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï-Lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testo
La réplique est une énumération hyperbolique utilisée par le personnage de Julien pour décrire un sentiment de bonheur intense, extrême et inégalable. Elle commence par une série d'adjectifs pour qualifier ce bonheur : "pur, brut, natif, volcanique", suggérant une force originelle et explosive. Elle se poursuit par une longue liste de choses (drogues, actes sexuels, nourritures, références culturelles, personnages emblématiques, exploits historiques ou fortunes) que ce sentiment surpasse largement. Littéralement, elle affirme que l'expérience vécue par Julien est supérieure à toutes les formes de plaisir ou de jouissance communément recherchées ou idéalisées dans la société.
L'idée principale est que le vrai bonheur est une affaire personnelle et subjective, souvent là où on ne l'attend pas. Il ne se trouve pas nécessairement dans les schémas de plaisir et de réussite imposés par la société, mais dans les passions qui nous animent, même si celles-ci sont inattendues ou extrêmes. Pour Julien, le bonheur ultime est le sentiment de vie et d'intensité que lui procure son jeu avec Sophie.
La réplique est prononcée par le personnage de Julien, interprété par Guillaume Canet, dans le film français Jeux d'enfants (2003), réalisé par Yann Samuell. Elle est souvent citée comme l'une des répliques les plus marquantes du film.
La réplique est prononcée par Julien en voix-off, alors qu'il est adulte. Elle intervient à un moment où, après des années de séparation et de vies rangées (et ennuyeuses), Julien et Sophie se retrouvent et reprennent leur jeu de "Cap ou pas cap ?", relançant ainsi le cycle d'intensité et de destruction qui définit leur relation. Dans un moment précis, Julien se lance dans une course-poursuite avec la police à la demande de Sophie, et il exprime alors cette jubilation intense face au danger et au retour à leur dynamique. C'est la redécouverte de cette connexion unique et folle qui le rend euphorique.
Le thème central du film est l'amour fou et destructeur lié au jeu d'enfance. Cette réplique est l'incarnation même de ce thème :
Voulez-vous que je développe l'analyse d'une des interprétations possibles, comme celle de l'addiction au jeu ?
Mon amour,
Toutes les nuits seule dans mon lit
La solitude et le désespoir m'envahit
Ton absence me fait ressentir une douleur
Comme un poignard planté dans le coeur
Je ferme les yeux et je te sens près de moi
Je me blottis tendrement dans tes [...] â–º Lire la suite