On n'en veut pas tant à un automobiliste de ses entourloupettes sur la route qu'à soi-même de n'en avoir pas eu le premier l'idée...
Je veux être indifférente à la vengeance. C'est dégradant. Ne pas avoir un esprit de vengeance me protège, intérieurement.
Oui, je sais, on va encore dire que je parle mal des femmes, mais moi je parle des femmes que je connais, que j'aime et qui savent que je les aime. Les autres, je n'en ai rien à battre, j'ai mieux à la maison !
Il y a encore de nombreuses causes pour lesquelles il vaut la peine de se sacrifier, tant d'histoire reste à faire.
La théorie dit qu'être nombreux à avoir tort ne signifie pas avoir raison. La pratique montre le contraire.
On écrit souvent son premier livre comme un testament.
La langue corporelle est essentielle pour une actrice, même si vous n'utilisez pas votre corps de manière athlétique. Juste pour être libre, pour l'utiliser comme votre voix. Un corps peut être petit et avoir une violence incroyable. Un corps parle.
L'expérience est une chose que vous acquérez juste après en avoir eu besoin.
Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l'énergie de le faire.
Puisque nous disons de notre épouse légitime qu'elle est notre moitié, nous devrions avoir le droit de nous marier deux fois pour savoir au moins ce qu'est une femme entière.
Les morts n'ont pas de noms. Et nous ne devrions pas non plus. Sans nom ni passé, ceux d'entre nous qui sont assez forts pour être encore vivants ici peuvent se connaître à un niveau primitif.
Si les hommes font tant de peine aux femmes, c'est sans doute qu'elles sont tellement plus belles quand elles pleurent.
Un homme sans noblesse ne peut avoir de bonté ; il ne peut avoir que la bonne nature.
C'est triste de faire un chèque sans provision, mais c'est encore plus triste d'en faire un "avec" provision.
Plus encore que dans le poème, c'est dans l'aphorisme que le mot est dieu.
L'espérance aura encore beau nous décevoir, on lui accordera toujours la même confiance.
Un professeur devrait avoir toute autorité et peu de pouvoir.
Soyez poli dans vos manières et affable dans vos discours : la politesse demande qu'on salue le premier ceux qu'on rencontre ; l'affabilité veut qu'on leur tienne des propos honnêtes.
On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
Quand on est pris dans cet engrenage de ne pas décevoir, le premier mensonge en appelle un autre, et c'est toute une vie...
Dieu premier servi.
La plupart des insitutions sociales paraissent avoir pour objet de maintenir l'homme dans une médiocrité d'idées et de sentiments qui le rendent plus propre à gouverner ou à être gouverné.
Lorsqu'on a perdu toutes ses illusions, il reste encore à perdre l'illusion suprême qui est de se croire sans illusions.
Quant aux injures, aux calomnies, aux colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu'on voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain.
L'écrivain original, tant qu'il n'est pas mort, est toujours scandaleux.
Ecouter les autres, c'est encore la meilleure façon d'entendre ce qu'ils disent.
Il ne suffit pas d'être un contempteur du capitalisme, encore faut-il ne pas en vivre !
L'espérance dure longtemps tant qu'on y croit : c'est une déesse trompeuse, mais bien utile.
Dans le quart-monde se posent davantage les problèmes du savoir que les problèmes économiques. C'est pourquoi il faut avoir une activité de dispensateur, de message, d'ange.
Une seule maxime peut expliquer la rigidité et l'intolérance des dogmes religieux : "Le premier jour, l'homme créa Dieu à son image".
Prenez garde à un homme qui demande un pardon ; il peut avoir si aisément la tentation d'en mériter deux !