Les gens sont tellement inquiets de nature que si on les sauve de la noyade et, qu'une fois sur la berge, on leur donne un chocolat chaud et des gâteaux, ils auront peur d'attraper froid.
C'est triste, en fait, parce que mon angoisse m'empêche d'apprécier les choses autant que je devrais à cet âge.
Nommer sa terreur : une bonne façon de la rendre salutaire.
Craignez de vous moucher trop fort, de crainte de rendre l'âme.
La biographie ajoute une crainte à la mort.
Quand je considère ma vie, je suis épouvanté de la trouver informe.
C'est là-dessus qu'est bâtie la civilisation, la culpabilité. C'est une émotion sous-estimée.
La panique de Véran, l'accent qui s'éteint de Castex, c'est terrifiant, c'est morbide, c'est sordide. On n'a plus envie d'aimer ce gouvernement ni rien.
Il faut se motiver pour s'armer contre la terreur du défaitisme, contre l'hégémonie des cyniques. C'est un combat à mener.
Mieux vaut subir la moitié des maux auxquels on s'attend que de rester dans l'apathie par crainte de ce qui pourrait advenir.