On provoque nous même ce qui nous arrive, et ensuite on appelle ça, le destin. Quoi de plus facile quand on choisit un chemin glissant que de prétendre qu'on y était destiné ?
Pour connaître les amis il est nécessaire de passer par le succès et le malheur. Dans le succès, nous vérifions la quantité et dans le malheur la qualité.
L'évidence porte souvent un cruel mensonge et la logique une pitoyable contradiction.
Le bonheur et le malheur se trouvent dans l'âme.
Qui sait si vivre est ce qu'on appelle mourir et si mourir c'est vivre ?
Le destin est souvent cruel, mais l'espoir est là, offert à toutes les âmes, relevant l'énergie perdue et le courage faibli !
On dit que les chats noirs portent malheur ; en réalité, c'est un faux bruit que les blondes font courir.
Entre l'amour de soi jusqu'à l'éviction du reste (narcissisme) et la volonté d'abolition de soi dans ses expressions les plus variées, entre l'absolu de l'être et l'être rien, peut-être n'aurons-nous plus jamais fini de balancer.
Il n'y a pas de malheur pire que celui qu'on a.
Je puis faire ce que je veux, mais le malheur est que je ne vois pas bien ce que je dois faire.
Le bonheur prêté aux autres se résume souvent à un malheur soigneusement dissimulé.
Ton chagrin n'est qu'une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu'à quelqu'un d'un peu endurci par la vie.
La fiction a du bon : elle prouve que les décisions de l'esprit et de la volonté priment les circonstances.
Tu dois, donc tu peux. Une volonté libre et une volonté soumise à des lois morales sont une seule et même chose.
On vient du malheur et on va vers le bonheur. C'est comme ça qu'il faut voir les choses.
Le principe de toute action est dans la volonté d'un homme libre.
Le malheur de l'homme est qu'il a une âme de comptable.
Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s'est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l'histoire le fait d'avoir manqué le train de l'histoire.
À chaque instant, quelque part dans le monde, un heureux événement naît. Comment le sait-on ? On le voit à travers le feu d'artifice.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
Toutes les fois que la tyrannie s'efforce de soumettre la masse d'un peuple à la volonté d'une de ses portions, elle compte parmi ses moyens les préjugés et l'ignorance de ses victimes.
Ceux à qui sourient bonheur et succès ont tendance à parler avec légèreté du malheur d'autrui.
Nous aurons le destin que nous aurons mérité.
L'indécision en effet est une solitude. Vous n'avez même pas votre volonté avec vous.
Le malheur est à l'art ce que le fumier est à la culture maraîchère.
Le malheur de l'homme et la cause de presque toutes ses calamités est sa capacité prodigieuse de croire à l'impossible.
Entre le désir de bien faire et la peur de mal faire, il y a la même différence qu'entre la bonne volonté et la mauvaise conscience.
L'homme... un être libre ? Libre de quoi ? D'obtempérer aux caprices d'un morne destin ? Quelle farce !
Son destin était d'être une petite cause qui produisait de grands effets.
Le malheur ennoblit les femmes, tandis que le bonheur les rend bêtes et égoïstes. Il y a au fond d'une femme riche et aimée une béatitude imbécile.
On appelle cette mise en question de ma spontanéité par la présence d'Autrui, éthique. L'étrangeté d'Autrui - son irréductibilité à Moi - à mes pensées et à mes possessions, s'accomplit précisément comme une mise en question de ma spontanéité, comme éthique.