Si on dit trop de mots, on les use, on les gaspille.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire.
Il adviendra de nouveau un temps où les mots auront perdu leur sens, et où seule la violence trouvera à s'exprimer.
Mais il vient des mots étouffants;On laissera les chers enfants,Livrés à de vagues désastres.
Il ne peut y avoir de liberté que hors du langage... Malheureusement, le langage humain est sans extérieur ; c'est un huis-clos. Il ne reste, si je puis dire, qu'à tricher avec la langue, qu'à tricher la langue. Cette tricherie [...] â–º Lire la suite
Il est vrai peut-être que les mots nous cachent davantage les choses invisibles qu'ils ne nous révèlent les visibles.
La morale n'entend que le langage des faits.
Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.
Ma vie se résume en deux mots : Solitaire - Solidaire.
Que tous les excès de langage soient possibles en famille donne l'envie de connaître un milieu où tout ne peut pas se dire.
Aussitôt qu'on sort du domaine des mots tout s'écroule et lorsqu'on y demeure tout est sans vie.
Le langage des philosophes est un langage déjà déformé comme des chaussures trop étroites.
Les mots ne sont que les mots, à peu près rien sans leur dessein que l'on confie au ton et qui transcende leur sens à jamais prisonnier des dictionnaires.
Les mots parviennent toujours à faire taire ce que les regards ne savent pas cacher.
Les trois mots les plus importants en matière d'investissement sont marge de sécurité.
Quand un homme parle beaucoup, il y a bien des mots qui ne servent à rien...
Les mots c'est comme des bulles d'air. C'est brillant, c'est doux quand ça passe et après, vous cherchez et y a rien.
La patience vient à bout de tout. Elle use les coeurs, et les volontés, plus sûrement que l'eau la pierre.
La clé de notre salut : c'est de devenir les maîtres des mots que nous prononçons, de forcer le langage à répondre à nos besoins.
Etre nus, c'est ne plus rien se cacher, c'est ne même plus avoir besoin de mots car le corps parle de lui-même, dans cet ailleurs de l'enfance qui n'est plus que la simplicité quand elle sait s'habiter.
Les mots d'une phrase ou d'un vers sont les traces, les cicatrices des sentiments de l'auteur.
Peu importe ce qu'on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde.
Définir, c'est entourer d'un mur de mots un terrain vague d'idées.
Ce qu'on appelle liberté, dans le langage politique, c'est le droit de faire des lois, c'est-à-dire d'enchaîner la liberté.
Je suis capable d'émouvoir les gens parce que j'ai entre les mains ces chansons magnifiques, les mots qui touchent, c'est peut-être là qu'intervient le public...
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
La simple élégance du langage ne peut produire au mieux qu'une vaine renommée.
Les mots sont dans l'air, j'ai un grand filet et je les attrape.
Nous sommes des mots dans une phrase commencée par nos pères qui sera terminée par nos fils.
Les mots étrangers, sans permis de séjour, on les reconduit à la frontière linguistique. Les clandestins qui demeurent sont férocement exploités.