Les maximes les plus profondes sont celles où la pensée semble la plus indépendante des mots et de leur aménagement.
Nous vivons dans une interminable succession d'absurdités imposées par la logique myope de la pensée à court terme.
La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Ne parle pas. C'est par la parole qu'on devient indigne de tout.
La parole dit quoi, mais non comment.
Le sexe, c'est comme l'air qu'on respire : ça ne semble pas important jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
L'objet de la philosophie est de commencer avec une chose si simple que ce n'est même pas la peine d'en parler et de terminer avec quelque chose de si paradoxal que personne ne veut y croire.
Fait toujours ce que tu a dis que tu ferais ! Car une parole c'est très important c'est tout ce que l'on possède.
La philosophie est toute entière préliminaire. A moins que ce ne soient les préliminaires qui soient déjà philosophie.
Toute grande pensée est de l'ordre du lapsus.
Je t'aime davantage chaque jour, chaque minute, chaque seconde; Je n'ai d'autre pensée que toi, partout je suis entouré de ton image; Mon ange d'amour, je t'adore, je t'idolâtre, je ne vis, je n'espère qu'en toi : Je te bénis [...] â–º Lire la suite
La philosophie est l'art de supporter les infortunes des autres.
Un trésor de belles maximes est préférable à un amas de richesses.
Cybernétique : l'homme est plus apte à imiter la pensée qu'à imiter la vie.
La pensée est une maladie particulière à quelques individus et qui ne se propagerait pas sans amener promptement la fin de l'espèce.
La pensée des anciens nous est contemporaine. Elle nous aide à débrouiller les chaos modernes et nous restitue ce qui est éternel.
Je n'avais aucune idée que l'histoire était en train de se faire. J'étais juste fatigué d'abandonner.
Vous prenez un livre. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s'est dissipée, une sorte d'absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n'êtes plus maître de vous lever et vous en aller.
Il me semble qu'on pourrait dire que la débauche est l'aristocratie du vice, et le libertinage en est la démocratie.
Qu'on ne remette pas la philosophie à plus tard, parce qu'on est jeune, et qu'on ne se lasse pas de philosopher, parce qu'on se trouve trop vieux. Il n'est en effet, pour personne, ni trop tôt ni trop tard lorsqu'il [...] â–º Lire la suite
Si jamais l'humanité en arrivait à ne plus opérer qu'avec des vérités éternelles, des résultats de pensée ayant une validité souveraine et un droit absolu à la vérité, cela voudrait dire qu'elle est au point où l'infinité du monde intellectuel [...] â–º Lire la suite
Une grande philosophie n'est pas celle qui installe une vérité définitive, c'est celle qui introduit une inquiétude.
La parole qui nie Dieu brûle les lèvres sur lesquelles elle passe, et la bouche qui s'ouvre pour blasphémer est un soupirail de l'enfer.
O triste mer ! sépulcre où tout semble vivant !
La pensée ne grandit que chez ceux qui sont capables d'amour et de haine.
Selon les astronomes modernes, l'espace est limité. Voilà une pensée très réconfortante, particulièrement pour les gens qui ne se rappellent jamais où ils ont mis les choses.
Toute pensée qui pénètre en profondeur s'achève en un mysticisme moral.
La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.
La valeur d'une idée dépend de son utilisation.
As-tu donné ta parole ? Tiens-la. Ne l'as-tu pas donnée ? Tiens bon.