La pensée ne s'achève que lorsqu'elle a trouvé son expression.
La vraie philosophie détourne des religions et pousse à la religion.
La pensée naît de la contradiction.
Il est aussi naturel à celui qui emprunte à autrui sa pensée d'en cacher la source, qu'à celui qui retrouve en autrui sa pensée, de proclamer cette rencontre.
Le cerveau qui s'en va, impossible de le retenir. C'est comme si un pissenlit voulait rattraper ses poils.
Parler est bien, écrire est mieux ; imprimer est excellente chose. Car si votre pensée est bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et l'on profite encore.
Contrairement aux doctrines religieuses, la philosophie ce sont les mathématiques de la morale et de l'art de vivre.
La pensée idéologique est toujours contre quelqu'un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée.
A mesure que les désirs et les peurs perdent leur emprise, vous commencez à entrevoir ce que peut être le silence de la méditation. Une pensée vient, vous la voyez, elle ne vous emporte pas. Vous sentez que vous retournez au repos, au calme, à la non-manifestation, à l'essentiel.
Le vrai jardinier se découvre devant la pensée sauvage.
Devant le mal toute philosophie est inutile et, plus que cela : défaite.
Pour savoir la pensée de nos ennemis, nous ouvririons leurs coeurs ; ouvrir leurs papiers est plus légitime.
Ce n'est pas le cerveau qui génère la pensée, mais c'est bien la pensée qui génère le cerveau.
Je parle avec les mains. Les mains, c'est le prolongement de la pensée et moi j'ai beaucoup de pensées, c'est tout...
La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants.
L'invention, c'est le progrès d'une pensée qui change au fur et à mesure qu'elle prend corps. C'est un processus vital, quelque chose comme la maturation d'une idée.
Etudier la philosophie a plus de chances de changer l'homme en phylloxera qu'en philosophe.
La philosophie nous met au-dessus des grandeurs, mais rien ne nous met au-dessus de l'ennui.
Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître.
L'art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s'impose, dès lors, comme l'exercice même de la raison. La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.
Quand donc allons-nous nous ressaisir, en passant d'une logique d'accusation de l'autre à une logique de responsabilité ?
La philosophie n'est ni science ni religion : chacun y cherche une vérité mais ne trouve jamais que la sienne, qu'il confronte à celle des autres.
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples.
Une seule pensée de l'homme vaut plus que l'univers tout entier.
Les progrès techniques n'ont pas de conclusion logique dans l'ordre du progrès spirituel.
Pour que dans le cerveau d'un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu'il lui arrive beaucoup de choses et de bien cruelles.
Ma philosophie est: ce n'est pas mon affaire ce que les gens disent de moi et pensent de moi. Je suis ce que je suis et je fais ce que je fais. Je n'attends rien et j'accepte tout. Et cela rend la vie beaucoup plus facile.
Insomnie. Singulier état où l'acuité des sens s'accroît, où les souvenirs s'accumulent jusqu'à devenir parfois intolérables, où le temps qui s'écoule pourtant au ralenti permet à la pensée de galoper follement.