La philosophie ne laisse rien sur son passage. Elle est comme un feu brûlant qui dévore tout. Elle est un incendie de l'esprit et de l'âme, une conversion du regard, duquel on ne sort pas indemne.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
Je n'appelle pas cette misérable étincelle sur un petit tas de boue, une vie.
A la télévision, tout mot doit être utile.
Les personnes célèbres sentent qu'elles doivent être perpétuellement sur la crête de la vague, sans se rendre compte que c'est contre toutes les règles de la vie. Vous ne pouvez pas être au top tout le temps, ce n'est pas naturel.
On ne bâtit rien avec des pétales de roses.
Comment les mots, misérables chaînes de caractères, pourraient-ils servir à véhiculer les soliloques de la conscience ! C'est comme si on voulait faire une déclaration d'amour en morse.
La première vertu révolutionnaire, c'est l'art de faire foutre les autres au garde-à-vous.
C'est par un état de violence permanente que le despote peut faire valoir sa volonté sur le corps social tout entier. Le despote est donc celui qui exerce en permanence - hors statut et hors la loi, mais d'une manière [...] â–º Lire la suite
Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien.
Les faibles ne finissent jamais rien eux-mêmes, ils attendent toujours la fin.
Alors que tout se rétrécit, je garde une ligne de conduite : ne rien changer à ma vie, confirmer tous mes choix. Je partirai sans avoir rien appris, sinon le prix hors de prix de l'existence.
J'ai consenti à des situations devant lesquelles soit on fiche le camp (on ferme les yeux, on n'a rien vu), soit on a l'imprudence d'y mettre le petit doigt, et alors on n'en sort plus !
Tes pensées sont comme ces feuilles, il y en a beaucoup, dans tous les sens, laisse-les aller et venir, comme ça ; c'est parfait ; cet instant est parfait ; tu n'as rien à attendre de plus que ce que tu es en train de vivre ici et maintenant.
Je suis changeant, nous sommes changeants, le monde est changeant. La seule chose qui ne changera jamais, c'est que tout change, tout le temps.
Où le plaisir ne coûte rien, la jeunesse n'a rien à perdre.
Qui saura peser ce qu'il entre du comédien dans tout homme public toujours en vue ?
Je pense que le happy-end des contes de fées donne à l'enfant l'image d'épreuves qui, évidemment, sont loin de sa réalité, mais qui lui permettent momentanément de s'identifier à des héros qui traversent des passes difficiles et qui arriveront tout de même à triompher des obstacles.
Qu'on en dise du bien ou du mal, quand tout le monde en parle, c'est un succès.
C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
L'excès peut tout gâter, tout, même la sagesse.
Rien n'est jamais à refaire... mais tout reste à faire.
L'obscurité suspend tout. Il n'y a rien qui puisse, dans l'obscurité, devenir vrai.
Je ne regrette pas un ennemi professionnel que j'ai fait. Tout acteur qui n'ose pas faire un ennemi doit se retirer des affaires.
S'intéresser aux mots, s'investir dans ce qui est écrit, croire au pouvoir des livres - voilà qui submerge tout le reste, et en comparaison notre propre vie se rapetisse considérablement.
Le sel est comme la bonne humeur, et presque tout est meilleur pour une pincée.
Les châteaux en Espagne qui ne coûtent rien à construire sont ruineux à démolir.
Le talent n'est rien d'autre qu'une longue période d'attention et une période d'assimilation mentale raccourcie.
Très cher Blanche, Je n'ai plus de nouvelles depuis notre rencontre et je ne peux qu'espérer que tu as trouvé le bonheur auquel tu aspires, mais il faut que tu saches que pas un jour ne passe sans que [...] â–º Lire la suite
O qu'il est doux de plaindre le sort d'un ennemi quand il n'est plus à craindre !
Pourtant on ne s'ennuie jamais car l'ennui vient quand on ne se regarde plus. Et on ne peut pas ne pas regarder un cheval, regarder l'autre. Regardez-le vraiment et jamais, jamais vous ne vous ennuierez. C'est ça le sentiment équestre et ça n'est rien d'autre que de l'amour.