Ne serait-ce qu'en terme d'allocation du temps, la religion n'est pas très efficace. Il y a tellement d'autres choses à faire le dimanche matin.
La vérité est comme la religion : elle n'a que deux ennemis, le trop et le trop peu.
Philosophe, tout homme l'est. Mais la plupart des humains sont des hommes collectifs, qui abdiquent en autrui la responsabilité de leur être.
Nous pouvons pénétrer l'esprit des autres par analogie avec ce qu'on sait de notre propre esprit.
Même les voleurs de grand chemin ont disparu : les uns, habitués au plein air, exercent la profession de pickpockets sur les champs de course ; les autres se sont adonnés à la haute banque.
Toute religion n'est que le reflet fantastique, dans le cerveau des hommes, des puissances extérieures qui dominent leur existence quotidienne.
Quand on voudra définir la philosophie du XIXe siècle, on s'apercevra qu'il n'a fait que de la théologie.
Le chien est le symbole de la fidélité, mais nous le tenons en laisse.
Ne laissez pas votre chien en laisse si vous voulez qu'il vous soit attaché.
Je préfère les femmes d'amis aux autres : comme ça, on sait à qui on a affaire.
Qu'est-ce que je vais penser des autres femmes, maintenant que je sais que ma mère peut mentir !
La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
Ne maudis pas celui qui t'a fait du mal, il n'était pas encore éveillé à l'Amour. Sa véritable nature, qui est tournée vers le bien, ne s'est pas encore révélée.
Laisse donc aux autres l'illusion de croire qu'ils paraissent ce qu'ils ne sont pas. En se trompant eux-mêmes, ils ne trompent personne.
Le plus sûr moyen de cacher aux autres les limites de son savoir est de ne pas les dépasser.
La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
Le mal est l'une de ces questions existentielles au contact de laquelle une philosophie se sait, s'éprouve.
Voyait-il le matin poindre un sophisme protectionniste dans un journal un peu accrédité, aussitôt il prenait la plume, démolissait le sophisme avant même d'avoir songé à déjeuner, et notre langue comptait un petit chef-d'oeuvre de plus.
N'avoir jamais et d'aucune façon besoin des autres et le leur faire voir, voilà absolument la seule manière de maintenir sa supériorité dans les relations.
La noblesse est un intermédiaire entre le roi et le peuple. Oui, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres.
Je pense que beaucoup de gens ont peur d'être heureux à cause de ce que les autres pourraient en penser.
Il faut toujours étudier la nature des autres avant de donner libre cours à la sienne.
Je n'aime pas travailler, mais j'admets que les autres travaillent.
La philosophie n'est pas une doctrine mais une activité.
Spinoza fait partie de ces penseurs privés, qui renversent les valeurs et font de la philosophie à coups de marteau, et non pas des professeurs publics, ceux qui ne touchent pas aux sentiments établis, à l'ordre de la morale et de la police.
Les comédiens sont faits pour jouer les rôles que la vie des autres nous fait écrire. Ils n'existent en somme que pour "vous" faire vivre.
La chevalerie : délivrer de belles vierges des châteaux des autres pour les enfermer dans le sien.
La seule révolution possible, c'est essayer de s'améliorer soi-même... en espérant que les autres fassent la même démarche.
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
La beauté éveille l'âme à agir.