On a deux vies au moins. Une qui s'installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l'eau, et l'autre qui disparaît au fur et à mesure qu'elle se déroule comme si c'était vaporeux.
Il est permis à tout le monde de se tromper. A la condition de ne pas savoir à l'avance que l'on se trompe. Et surtout à celle d'avoir le courage de refuser de se tromper.
La réussite c'est de savoir qu'il n'y en a pas et que tout doit être remis en question chaque jour.
La force de vie sacrée, invisible et puissante, contient la mémoire du passé et la vision du futur. Elle permet à la création de se manifester dans la matière ici et maintenant.
La vraie mesure d'un homme est le degré auquel il a réussi à subjuguer son ego.
L'art de la guerre doit savoir apprécier ces forces morales aussi bien dans la théorie que dans l'exécution.
Le monde ne sera pas hérité par le plus fort, il sera hérité par ceux qui sont le plus en mesure de changer.
La diversité des sujets dont j'ai à entretenir le public, l'incertitude même où je suis de savoir dans quel ordre je publierai mes mémoires, m'a imposé la nécessité de choisir un titre généralement applicable à tout, et celui d'Opuscules physiques [...] â–º Lire la suite
Au théâtre, il faut courir 5000 mètres chaque soir. Au cinéma, c'est 50.000 fois un mètre (et pas forcément dans l'ordre).
Nous sommes éduqués à croire, et non à savoir. La croyance peut être manipulée. Seul le savoir est dangereux.
Mon cerveau bourdonne de bribes de poésie et de folie.
Dans les moments de paroxysme, il faut savoir être fou délibérément pour ne pas mourir sous le choc de la vie.
Le charme de voyager, c'est d'effleurer d'innombrables et riches décors et de savoir que chacun pourrait être le nôtre et de passer outre, en grand seigneur.
... Je m'en fous de l'argent... En plus, je m'en fous. Alors t'arrête avec ça maintenant.Excusez-moi, mais j'ai pas envie de tricher. Personne ne me le demande, mais comme vous le faites tous... Ça fait quinze jours que je vous [...] â–º Lire la suite
Et à mon tour puis-je savoir pourquoi, avec l'intention évidente de me blesser, vous venez me dire que vous, vous m'aimez ?
L'ardeur ne se mesure pas à la quantité de fois de faire l'amour ; l'amour est tout le long des jours, dans la quiétude du silence, dans le sourire, le ton de la voix, dans l'absence, l'éloignement.
Le motif principal est véhément, d'un air sinistre, comme l'heure qui précède l'ouragan ; l'oreille croit saisir des interjections exaspérées, un défi jeté à tous les éléments. Incontinent, le retour prolongé d'une tonique au commencement de chaque mesure fait entendre comme des coups de canon répétés, comme une bataille vivement engagée au loin.
Il fallait oublier qu'il faudrait souffrir encore, à courir après sa vie. Mourir foudroyé. Oui, foudroyé! T'étais là et puis t'es plus là! Pas de souffrance! Pas de vieillesse! Pas d'agonie. Les mains pas forcément propres tu t'envoles avec les [...] â–º Lire la suite
Toute religion n'est que le reflet fantastique, dans le cerveau des hommes, des puissances extérieures qui dominent leur existence quotidienne.
Il n'y a pas d'histoire muette. On a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d'être bâillonnée. Le temps passé continue de battre, vivant.
Je compare toujours les êtres humains aux animaux. C'est un bon moyen de savoir qui ils sont.
La piètre mémoire des nations immortalise les légendes.
Chacun est redevable à Dieu dans la mesure de son appel. Pas davantage. Il nous a créés libres. Il nous veut libres.
Les Blancs sont orgueilleux ; et comme ils sont riches, ils érigent un monument au moindre de leurs exploits.
L'avilissement est le changement qui se fait dans un homme qui baisse de prix à mesure qu'il se vend.
Fais de ta plainte un chant d'amour pour ne plus savoir que tu souffres.
La pire lâcheté est de savoir ce qui est juste et ne pas le faire.
Cet âge où l'on quitte l'enfance et où l'on se mesure au monde est l'un des moments les plus extraordinaires de la vie. Le second, c'est quand on a des enfants soi-même. Après, tout le reste, ce sont des souvenirs.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
Désormais pour apprendre le français, il faudra savoir le français.